Puisque le printemps se fait languir, découvrons la Grèce, Athènes plus particulièrement, dans les années 1970. Dans un décor étriqué (le métro), deux êtres que tout oppose (elle a quarante ans, elle est mariée et mère de deux enfants ; il est un playboy de 20 ans qui succombe au charme des femmes mûres) se rencontrent chaque jour, dans la même rame… Elle habite un coin de la ville huppé, lui vit chez parents mais a une garçonnière où il s’encanaille. La Femme du métro (éditions Quidam) est le cinquième roman du grec Mènis Koumandarèas, écrit entre mai et novembre 1975. Ce petit texte a déjà 35 ans mais n’a pas pris une ride tout simplement parce que le style fluide et élégant ainsi que […]
Posséder une maison, ce n’est pas rien : cela résulte d’un achat conséquent qui met en péril ses économies ou bien d’un héritage, ce qui n’est guère plus réjouissant. La plupart du temps, nous souhaitons habiter dans cette maison mais parfois elle peut être une charge, ou bien engendrer des conflits familiaux irréversibles. Nombreux sont les films et les livres qui abordent, sous différents aspects, ce sujet. Vous souvenez-vous de ce film d’Olivier Assayas, L’Heure d’été ? Hélène Pauly décède à l’âge de 75 ans, léguant à ses trois enfants la maison familiale ainsi que les objets d’art qu’elle contient. Le problème c’est que deux des trois enfants vivent à l’étranger et n’ont pas les […]
Edgar Hilsenrath est un auteur inclassable. Allemand, c’est pourtant aux Etats-Unis, dans un premier temps qu’il parvient à être publié. Boycotté dans son propre pays, il bouscule les consciences en proposant une vision burlesque de la Shoah. Il y a un an déjà, j’avais eu l’occasion de le rencontrer dans son hôtel parisien lors de la parution de Fuck america. Personnage étrange, à l’humour noir bien particulier, Hilsenrath avait évoqué ses années pénibles aux Etats-Unis en tant qu’exilé juif, pauvre et marginal. La toute jeune maison d’édition Attila nous faisait avec ce premier livre redécouvrir l’univers impitoyable d’Edgar Hilsenrath. En effet, Le Nazi et le Barbier a été publié une […]
Écrire la disparition, le silence, la dissolution, tel est le défi que s’est lancée Joëlle Écormier dans son troisième roman, Le Petit désordre de la mer (Océan éditions). Auteur phare de l’île de La Réunion, Joëlle Écormier a un sacré parcours littéraire même si elle est encore peu connue en métropole puisqu'elle a publié une vingtaine d'ouvrages. C’est en 1998 qu’elle décide de se lancer véritablement dans l’écriture : elle participe à un concours proposé par France Loisirs. Il s’agissait de rédiger un chapitre d’un roman collectif à partir de premières pages signées par Yann Queffelec. Elle fut l’une des lauréats et c’est le deuxième chapitre de Trente jours à tuer qui fut retenu. […]
Les éditions Quidam se distinguent une nouvelle fois par leur choix très audacieux : publier un récit fragmentaire d’un auteur géorgien ! Oui, le pari est risqué. Mais, puisque ici, amis lecteurs, nous aimons les paris risqués et les livres sortis des sentiers battus, la lecture du Livre d’Amba Besarion de Besik Kharanaouili fut une réelle découverte. Évidemment, comme tout livre exigent, celui-ci demande une certaine concentration et disponibilité. Deux possibilités cependant s’offrent à vous : soit vous êtes un lecteur consciencieux et vous lisez d’un bout à l’autre le livre sans vous arrêter pour avoir une vision d’ensemble et trouver une unité à ce texte éclaté. Soit, vous aimez […]
Qui n’a pas rêvé un jour de tout quitter pour cultiver son jardin, à l’abri des regards importuns ? Souvenez-vous de Mattias, le héros de Buzz Aldrin, mais où donc es-tu passé ? qui, suite à une rupture amoureuse, a fui famille et amis pour se terrer aux îles Féroé et tenter de retrouver un équilibre. Anne Percin a imaginé, elle aussi, l’histoire d’un jeune homme, Pierre, qui du jour au lendemain, a décidé d’acheter une maison dans la Sarthe et d’y vivre en reclus : « Je vis en bordure du néant, en rat des champs. Comme dit ma mère, « marginal, mais pas méchant ». La Sarthe, pour moi, est sans mémoire. Je n’y ai pas d’attaches, pas de passé ». Dans Bonheur fantôme (Au Rouergue), les […]
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