Vous qui commencez à bien me connaître, vous savez combien Jorn Riel me fait rire et embellit mes vacances au bord de la mer en leur donnant un brin de fraîcheur. Son univers d’hommes déjantés, lourdauds mais attachants, continue de racontar en racontar, à me ravir. Mais voici qu’en automne dernier, les éditions Gaïa ont publié le dernier opus de ces aventures dans le Grand Nord : Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars. Eh oui, les récits incroyablement drôles et réjouissants s’arrêtent avec ce dixième et dernier volume. Pour les Danois, ce n’est pas une nouvelle : cela fait déjà 14 ans que Jorn Riel a fait paraître le livre dans son pays mais, pour nous Français qui l’avons […]
S’il est un roman qui méritait sa place dans les colonnes des suppléments littéraires à la rentrée dernière, c’est bien Conquistadors d’Éric Vuillard (aux éditions Léo Scheer). Mais surprise, ce livre est passé de façon complètement inaperçue dans les médias… Toutefois, les internautes, eux, ne sont pas trouvés et l’on trouve quelques brillants billets sur ce roman magnifique et surtout, très bonne nouvelle pour l’auteur, il vient de recevoir le prix de l’Inaperçu. Ne nous apitoyons pas sur le passé médiatique du livre et intéressons-nous à son contenu. Conquistadors est une véritable promesse : un voyage au Pérou, au XVIe siècle… Mais Conquistadors n’est pas tout à fait un roman […]
Retour sur le prix de l’Inaperçu. Ce prix, comme vous l’avez compris, récompense un livre étranger et un livre français qui n’ont guère eu d’écho dans les médias et par conséquent, n’ont guère trouvé le public qu’ils méritaient. Aujourd’hui, je souhaiterais vous présenter le roman qui a fait la quasi unanimité auprès du jury : La Plaine du chinois Bi Feiyu (aux éditions Philippe Picquier). Ce roman est une pure merveille tant du point de vue stylistique que narratif : il s’est imposé à moi comme une évidence. Malgré ses presque 500 pages, il se lit avec un plaisir intense. La liste des personnages principaux en entrée ne doit pas vous effrayer : plongez-vous dans le roman sans la […]
Roulements de tambour : hier soir, au café de l’Industrie, la présidente du jury du prix de l’Inaperçu, la pétillante Anna Topaloff, a annoncé les deux grands gagnants de la cuvée 2010. Il s’agit de Conquistadors, le roman d’Éric Vuillard (aux éditions Léo Scheer) et La Plaine de Bi Feiyu (aux éditions Philippe Picquier, traduction Claude Payen). Philippe Picquier qui a fait le déplacement et nous a gratifié d'un discours fort élogieux Pour ceux qui suivent quelque peu ce prix, ils noteront que l’an dernier déjà, un auteur des éditions Philippe Picquier a remporté le prix, preuve que le jury se fiche complètement de savoir quel éditeur est en compétition. Seule a compté la qualité des […]
Mes amis, vous êtes tous conviés ce soir à la remise du prix de l'Inaperçu. Au programme : de la convivialité, des invités de choix et bien sûr, bien sûr... de la littérature ! Pour vous joindre à nous, une seule adresse : le Café de l'Industrie, rue Saint Sabin, à deux pas de la Bastille. Début des festivités : 19 heures... À tout à l'heure, j'espère !
Vous souvenez-vous d’un prix littéraire très original dont je vous avais dit le plus grand bien l’année dernière ? Vous savez, le prix de l’Inaperçu ! Un prix qui a le mérite de récompenser deux romans – un français et un étranger – passés injustement inaperçus dans les médias et par voie de conséquence se sont vendus à moins de 1 000 exemplaires. Mardi 25 mai, pour la troisième fois, le prix de l’Inaperçu tentera de réparer deux injustices littéraires. À l’origine de ce prix, un joyeux comité composé de journalistes, animateurs culturels, éditeurs, et une attachée de presse. Un point commun : l’envie de faire découvrir des livres dont personne n’a parlé. Partant d’une triple […]
Puisque le printemps se fait languir, découvrons la Grèce, Athènes plus particulièrement, dans les années 1970. Dans un décor étriqué (le métro), deux êtres que tout oppose (elle a quarante ans, elle est mariée et mère de deux enfants ; il est un playboy de 20 ans qui succombe au charme des femmes mûres) se rencontrent chaque jour, dans la même rame… Elle habite un coin de la ville huppé, lui vit chez parents mais a une garçonnière où il s’encanaille. La Femme du métro (éditions Quidam) est le cinquième roman du grec Mènis Koumandarèas, écrit entre mai et novembre 1975. Ce petit texte a déjà 35 ans mais n’a pas pris une ride tout simplement parce que le style fluide et élégant ainsi que […]
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