Je ne pensais pas vous
parler de ce récit, Contact de Cécile Portier (coll. Déplacements, Seuil), non pas que je ne l’ai pas aimé, mais parce que sur le coup, il m’a laissée indifférente. Je
l’ai lu sans déplaisir, mais je n’ai pas été particulièrement touchée par ce récit. Et pourtant… Cela fait plus d’un mois que j’ai refermé le livre, et je continue à penser encore à cette femme
dans sa voiture, sur l’autoroute, voyant défiler les kilomètres et sa vie. Cette femme, dont on ne connaîtra pas le nom, et qui est peut-être l’auteur lui-même, mais peu importe ; cette
femme donc hésite entre deux routes à prendre : celle qui la conduit vers un [...]
Il y a quelques heures à peine, j’ai appris le décès de FP Mény, l’auteur de
Conquête du désastre (aux éditions Sulliver). FP Mény n’est guère connu du grand public. C’est un sans abri, un marginal. C’est la gendarmerie d’un village de Corrèze qui a
averti ce matin l’éditeur de sa mort. Son corps a été retrouvé dans une grange : il s’y était sans doute réfugié pour se protéger du mauvais temps. L’auteur avait 43 ans. J’ai relu le livre
avec un regard nouveau au vu de cette annonce. Conquête du désastre est un récit autobiographique mettant en scène le personnage FP Mény, sorte de vagabond
errant de ville en ville, à l’affût de rencontres littéraires et [...]
Jusqu’à présent, les
éditions Sulliver se concentraient essentiellement sur les sciences humaines, depuis quelque temps, elles commencent à publier des fictions. C’est ainsi que j’ai découvert un texte d’André
Bonmort, L’âge de cendre.
Ce n’est pas un récit dont voudrait Bernard Fixot & Co, un récit qui emporte les foules, les faisant rire ou pleurer parce
que non seulement le style relève de la prose poétique mais en plus, il n’y a gère de trame narrative. Il s’agit, je le répète, d’un récit, celui que l’humanité ferait aux hommes si elle en avait
la possibilité. Elle observe ainsi ses enfants, devenus des êtres égoïstes, [...]
Je reviens après huit jours
d’absence pour vous faire part d’un coup de cœur : A l’ombre des humains de Lalie Walker, un polar publié aux éditions Atelier in-8. Contrairement à La Théorie du
k.o. que j’ai lu dernièrement, le style ici tient une place de choix. : Lalie Walker mêle une intrigue complexe à une écriture nerveuse et poétique. J’ai particulièrement aimé la façon
dont elle évoque ses personnages, tous hantés par leurs démons… Que ce soit les enquêteurs ou les suspects, ils ont tous un grain de folie, une étrangeté inquiétante…
Albertini, l’enquêteur, se trouve un peu par hasard, dans un village perdu au milieu de [...]
Je ne suis pas une
grande amatrice de polars pour la simple et bonne raison que la plupart du temps c’est l’intrigue qui est mise en avant au détriment de l’écriture. Très rapidement, même si je suis prise par
l’histoire, je m’ennuie parce que le style est trop relâché.
C’est un peu le reproche que je ferai à Lilian Bathelot, l’auteur de La Théorie du K.O. L’idée de départ n’est pas
très originale mais intéressante : un flic, Lopez, découvre les magouilles politiques de Sète et décide de les dénoncer dans la presse locale. Immédiatement, les politiques concernés se
mettent en branle pour éliminer le commissaire et ses [...]
Comme je vous
l’avais signalé au moment de la fête du Printemps des poètes, je connais peu la poésie contemporaine. Une âme généreuse a entendu ma parole et a eu envie de me faire découvrir un très bel auteur en la matière : Ariane Dreyfus, qui vient de publier au
Castor Astral un recueil de poèmes intitulé : Iris, c’est votre bleu. La fleur, c’est l’homme, et plus précisément son sexe qui s’ouvre et qui éclôt au contact de son amante. L’amour
charnel s’inscrit dans le temps et l’espace. Il est à la fois union des corps et de union de l’être à l’univers. Il est enfin une réconciliation entre soi et l’Autre :
[...]
Il y a quelque temps, je vous racontais que j’aimais beaucoup griffonner dans mes livres, souligner les passages qui me plaisent,
noter des idées sur la page de garde… Ce plaisir n’est guère possible avec les éditions Finitude. Donner un coup de crayon à de si beaux livres
serait un crime. Le plaisir réside cette fois dans le toucher du beau papier, l’observation des illustrations… Au lieu de prendre des notes, j’ai glissé des morceaux de papier en guise de marque
page dans le très esthétique livre de Jean-Pierre Enard, La reine du technicolor. Après réflexion, ce n’est guère pratique et j’aurais mieux fait de me munir, comme l’a
conseillé [...]
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