Jusqu’alors, je n’avais pas lu un seul roman de Thierry Jonquet. Peu friande de polars ou plus exactement me laissant peu aller à ce genre, je n’avais pas eu le loisir de découvrir cet auteur mort il y a bientôt deux ans des suites d’une crise d’épilepsie. Thierry Jonquet fait partie des grands noms du roman noir. Ayant exercé de nombreuses professions, il s’inspire de ses différentes expériences comme terreau de ses histoires. C’est ainsi qu’il est momentanément ergothérapeute dans un centre de gériatrie à Draveil, en Île-de-France. De ce travail auprès des personnages âgées, il écrit Le Bal des débris (Librio), les débris étant, vous l’aurez bien compris, les vieillards de l’hospice ! […]
Je suis partie mains dans les poches en vacances… Je n’avais pas voulu me charger par confort et habitude. Heureusement, la résidence où je me trouvais proposait une petite bibliothèque constituée exclusivement des livres laissés par les vacanciers à la fin de leur séjour. C’est dans cette bibliothèque que j’ai pioché, un peu au hasard, écartant les Levy et autres Musso, quelques romans. Le premier fut Un aller simple de Didier van Cauwelaert, roman qui m’a agacé et laissé un goût bien amer avec le sentiment que l’auteur s’était payé ma tête. Quant à comprendre pourquoi le jury lui avait décerné le Goncourt, je préfère y renoncer… Le début du roman était réjouissant et c’est avec […]
Au détour d’une discussion riche sur Facebook (cela arrive parfois, je vous assure !), j’ai évoqué le souvenir d’une lecture qui a marqué mon adolescence : La Symphonie pastorale, d’André Gide. C’était en 4e… L’histoire d’amour ratée entre Gertrude et le pasteur m’avait bouleversée. Aussi, j’ai eu très envie de retrouver cette émotion passée. Tirant le livre dans ma bibliothèque, j’ouvris avec appréhension et avidité l’objet comme un trésor et commençai la lecture. Je souris en voyant des extraits soulignés au crayon à papier, habitude que je pris petite et qui ne m’a jamais quitté. La Symphonie pastorale est le journal intime d’un pasteur qui accepte de s’occuper d’une jeune fille […]
Nous avions bien ri, l’an passé des mésaventures de Calixte Beyala qui avait été déboutée de sa plainte contre Michel Drucker. L’animateur télé lui avait promis, sans faire un contrat écrit, la somme de 200 000 euros (vous ne rêvez pas…) pour écrire les réponses que seraient censées faire Drucker à Régis Debray dans un livre d’entretien qui aurait dû paraître chez Albin Michel. Et puis, la situation entre eux tournant au vinaigre, le livre ne devant plus se publier, Drucker a décidé de ne rien donné au ghostwriter. La situation était piquante : aucune morale dans cette affaire. Un people confie à sa maîtresse un livre à écrire pour une somme exubérante, somme qu'il se gardera bien de […]
Rions un bon coup : Patrick Poivre d’Arvor s’est enfin fait piéger… Et je dois bien avouer que je savoure avec un plaisir non dissimulé ces révélations et démentis dans les médias. Enfin la vérité éclate au grand jour ! Depuis des années, le petit milieu sait que l’ancien journaliste du 20 heures n’écrit pas vraiment tout seul ses livres… Mais personne n’a jamais eu des preuves tangibles pour le dire haut et fort sans risquer un procès. Lors de mon enquête sur les nègres littéraires, j’ai eu au téléphone des personnes qui avaient eu à travailler pour lui, m’expliquant la façon dont elles avaient collaboré avec lui mais me demandant de ne rien révéler. Personne n’aurait eu le culot […]
Jean-Luc Godard estime que « le cinéma fabrique des souvenirs, alors que la télévision fabrique de l’oubli ». C’est aussi ce que pense Guillaume Guéraud, auteur de nombreux romans pour la jeunesse. Dans son récit autobiographie Sans la télé (DoAdo, Le Rouergue), Guéraud raconte son enfance et son amour immodéré pour le septième art. Dans ce récit encore, Guillaume Guéraud s’adresse au jeune public. Dès le premier chapitre, il aborde la question d’avoir une télé chez soi. Tous ses copains en ont une, sauf lui. Sa mère considère que « la télévision c’est pour les vieilles personnes qui en savent plus quoi faire de leur vie ». Mais comme l’enfant n’a pas de frère et sœur, il s’ennuie et se […]
Ce matin, au réveil, j’ai appris la mort de Jacqueline de Romilly. Certes, c’est une dame de 97 ans qui disparaît. Mais, j’éprouve pour cette très grande helléniste, beaucoup de tendresse et de respect. Toute son existence fut consacrée à la défense de la culture. Grâce à mon presque oncle, Jean-Daniel Picard, il y a quasi dix ans déjà, j’ai eu l’honneur de la rencontrer et de lui faire un petit discours, bien laborieux, devant l’Académie de médecine. Ce fut un moment inoubliable car son intelligence et sa générosité m’avaient touché profondément. Ce que je retiendrai de Jacqueline de Romilly, c’est sa constance et sa curiosité intellectuelle mise au service de l’autre. Ses nombreux […]
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