Je vous avais annoncé, à l’occasion de la rentrée littéraire de janvier, le retour du britannique Martin Amis. Il publie non seulement un roman, Chien jaune et un recueil d’articles, Guerre au cliché – essais et critique, 1971-2000, tous deux publiés chez Gallimard. Amis défraie la chronique à cause de son roman jugé « mauvais » et « racoleur » pour certains, « racoleur », « sublime » pour d’autres. En revanche, la presse française est unanime en ce qui concerne son recueil : violent, sans complaisance, mais magistral. Dans Guerre au cliché, Martin Amis a recueilli ses différentes notes sur différents sujets, le sport, l’écologie, et le cinéma ou la littérature. Amis fustige certains […]
Si vous ouvrez Le Figaro littéraire de ce jeudi 14 décembre, vous pourrez y lire une enquête sur la vente du livre de Poche. Cinq questions ont été posées à différents éditeurs. Ah bon ? Le livre de Poche se vend bien mieux que le Grand format ? Très sérieusement, Xavier de Bartillat, fondateur de la collection de Poche historique « Tempus » (Perrin) explique ce phénomène : « il semble que le livre soit descendu de son piédestal. Il n'est plus un bien culturel à part, mais un simple produit de consommation désacralisé, en concurrence avec une offre pléthorique de produits culturels, tels que les jeux vidéo, les CD, les DVD, etc.». Incroyable je vous dis ! Mais, je peux essayer de […]
Je viens de découvrir, grâce au Buzz, un nouveau prix littéraire, qui existe pourtant depuis l’an 2000 : le prix des lecteurs du livre de Poche. Le jury est composé de 150 lecteurs non professionnels, inscrit avant le 14 janvier. Une fois le formulaire d’inscription validé, il faut remplir un questionnaire destiné à mieux connaître les habitudes de lecture du candidat. L’objectif est d’obtenir un panel représentatif de lecteurs, par croisement des critères de représentativité (âge, sexe, région et profession) et de motivations (goûts littéraires). La Librairie GénéraleFrançaise choisit 21 livres de Poche et les soumet aux lecteurs qui s’engagent à les lire entre février et août, […]
Comme je vous l’avais annoncé vendredi dernier, Orhan Pamuk a prononcé jeudi 7 décembre son discours solennel de récipiendaire du Prix Nobel de littérature à l’Académie suédoise. Ce discours est d’une très grande force émotionnelle, un hommage au père, à ce père qui a écrit divers textes dans le secret, sans jamais être publié. Pamuk nous raconte ainsi que deux ans avant la mort de son père, celui-ci lui avait remis une valise contenant ses propres manuscrits et cahiers, lui demandant de ne les lire qu’après sa disparition. Néanmoins, ce don l’effrayait, il éprouvait « la crainte de ne pas aimer ce qu’il avait écrit… Mais ma vraie crainte (…) c’était que mon père eût été un bon écrivain […]
Télérama (semaine du 6 décembre) et Lire (du mois de décembre) reviennent sur un phénomène remarquable cette année : quatre écrivains, venus d’ailleurs, ayant choisi la langue française pour s’exprimer, ont reçu les principaux prix littéraires : Jonathan Littell Goncourt et Grand prix de l’Académie), Alain Mabanckou (Renaudot), Nancy Huston (Femina et France Télévisions) et Léonora Miano (Goncourt des lycéens). A l’étranger, comme en France, on cherche à comprendre pourquoi, soudainement, les auteurs « francophones » suscitent un tel enthousiasme. Les deux magazines suggèrent une hypothèse très plausible : ces auteurs n’écrivent pas des romans nombrilistes comme la plupart des romans […]
Oran Pamuk est actuellement à Stockholm avec sa fille pour recevoir dimanche, des mains du roi de Suède, le prix Nobel. Mercredi, il a accordé une conférence de presse où il a exprimé le refus d’être une sorte de « pont entre les cultures occidentale et musulmane ». En effet, la presse et le monde entier s’est enthousiasmé du choix de Pamuk parce qu’il sait à la fois défendre les valeurs turques et laïques. Mais il n’écrit pas « pour expliquer, pour des raisons utilitaires ». Il ne veut pas être un auteur à thèse, il n’a pas choisi la voie de l’écriture pour défendre des idées car « la littérature c’est pour comprendre, la joie d’être en vie, dire avec des mots le plaisir de voir et […]
La liste des prix littéraires s’allongent un peu plus chaque année. Un nouveau prix est né : celui du Livre incorrect. Et en effet, à regarder les membres du jury, tendance droite conservatrice, on comprend l’intitulé du prix. Jean Sévillia, rédacteur en chef adjoint du Figaro Magazine et auteur de l’essai Historiquement correct, en est le président. Les autres membres sont entre autres Christine Clerc, journaliste au Figaro Magazine et au Figaro, Éric Zemmour, journaliste politique français, attaché au Figaro. L’objectif de ce prix est de récompenser un écrivain subversif, marginal, original. Il peut avoir publié un roman ou un essai. Dores et déjà, on connaît la première sélection et […]
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