Il y a deux ans, était paru aux éditions Le Dilettante un petit livre caustique : La Belle maison, histoire décalée d’un couple pauvre très heureux vivant en toute liberté dans la forêt, mais contrarié par la grande "générosité" du maire et des villageois. En cette rentrée, Franz Bartelt récidive avec une nouvelle extrêmement dérangeante mais tout aussi passionnante : Parures (aux éditions Atelier In8 dans la collection Polaroid). Le narrateur a 14 ans, il vit dans un HLM pourri d'une cité à l’abandon, auprès de sa mère, sans emploi, qui met un point d’honneur à habiller son fils comme "un prince". Mais, dans ce quartier où tout le monde a l’air pouilleux, il n’est pas de bon goût de […]
En tant que prof, j’ai quotidiennement l’occasion d’observer le comportement des filles à l’égard des garçons. Au collège, même si chacun reste dans son coin, je perçois parfaitement les jeux de regards, le manège qui se joue entre les uns et les autres. Certaines, pour séduire, mettent des tenues pas toujours au goût des adultes qui voient d’un mauvais œil ces débardeurs relevés au-dessus du nombril ou ces jeans taille basse, d’autres se veulent volontiers taquines voire provocatrices. Bref, toutes ont leurs propres stratégies pour tenter d’entrer en contact avec le garçon qui occupe toutes leurs pensées… Certaines sont si obnubilées par le sujet qu’il revient régulièrement dans les […]
Il y a deux ans déjà, les éditions du Dilettante faisaient paraître un court roman de Franz Bartelt sur ces pauvres qui refusent de se fondre dans le moule et d’accepter la main tendue par ces voisins qui leur veulent du bien. Cela s’appelait La Belle Maison. À la rentrée, on retrouvera l’auteur avec une nouvelle aussi caustique, Parures (Atelier In8). Pour vous mettre dès à présent en appétit, voici ce que j’avais écrit à l’époque sur La Belle Maison dans Le Magazine des Livres : Les habitants de Cons-sur-Lombes sont des gens heureux : ils possèdent « une place équipée de sept bancs, d’un jet d’eau et d’un abribus pourvu d’un plan de la commune, avec également une salle des fêtes de […]
Marie Frering, vous connaissez ? Moi, je l’ai découverte il y a deux ans, avec son premier livre publié, Désirée, sélectionné par le prix de l’Inaperçu. J’ai eu également l’occasion de lire l’une de ses traductions du géorgien : Livre d’Amba Besarion de Besik Kharanaouili. L’Ombre des montagnes est son second récit publié (toujours aux éditions Quidam). Il est question de Sarajevo, de guerre et surtout de la prise de conscience du temps : « Sarajevo, tous les matins du monde Qu’il est absurde, dans une ville assiégée, coupée des habitudes du monde, de respecter le passage à l’heure d’hiver ! Mais en tournant les aiguilles de nos montres, nous sommes des Européens consciencieux. Et une […]
Connaissez-vous la collection Photo roman, dirigée par Jeanne Bennameur et Francis Jolly (aux éditions Thierry Magnier) ? C’est une collection pour les adolescents qui allie la photographie et le texte. Ce peut être un récit, un roman… Peu importe, du moment que l’auteur accepte de se laisser porter par les photographies que lui offre l’artiste. C’est à partir de douze clichés choisis par un photographe qu’un auteur imagine une histoire, s’approprie les clichés, leur donne le sens qu’il souhaite. Ces photos ne sont pas qu’un prétexte pour illustrer l’histoire, elles doivent complètement s’intégrer au récit. Avec Qui vive ?, l’écrivain Jean-Philippe Blondel est parvenu à tirer […]
Enfin un livre sur l’amour profond et intelligent, un livre qui remet en cause l’union fusionnelle, telle qu’on l’idéalise souvent. Repensons à des romans comme Paul et Virginie, où les deux amants naissent et grandissent ensemble, comme frère et sœur, s’endormant, naturellement, dès le plus jeune âge, imbriqués l’un en l’autre, ne formant plus qu’un. Au contraire, Laurent Girerd propose une Brève apologie de l’éloignement conjugal (Le temps qu’il fait), un livre qui fête l’amour et la création artistique. Et pourtant, à l’instar de cette histoire imaginée par Bernardin de Saint Pierre, les proches de ce couple que forme le narrateur et son amante, les proches le compare à « Atalide et […]
Revenons à la littérature pour les adolescents et dans ce cas précis, pour les jeunes filles romanesques. Car le livre que je m’apprête à vous présenter est clairement féminin. D’abord la couverture arbore des couleurs à la fois typiquement indiennes et glamour : rose, vert, jaune flashy. Ensuite, son histoire : celle d’une adolescente prête à sacrifier son amoureux pour sauver sa sœur. On retrouve tous les thèmes qui aurait fait battre le cœur et donné à la larme à l’œil à l’ado que j’étais il y a quelques années déjà. Donc, mesdames, c’est à votre âme de midinette que je fais appel. Le titre de ce roman de l’indienne Mitali Parkins En attendant New York (éditions Thierry Magnier) est […]
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