Ecouter une chanson de Thomas Fersen, c’est retomber en enfance, voyager au pays d’Alice au Merveille, dialoguer avec des animaux, participer au mariage d’une chauve-souris et d’un parapluie… C’est s’enthousiasmer des petits riens du quotidien, rire des malheurs du lion, profiter des plaisirs de la chair comme de la bouche. Mais voir Thomas Fersen, est un bonheur indicible… L’homme, au physique gracile et élégant, enchante à chacun de ses spectacles. La semaine dernière, il était aux Folies Bergères à Paris. Dans la salle, des gens de tous les âges : des jeunes, des vieux et surtout des enfants. J’aime cette ambiance familiale, où l’artiste refuse le cloisonnement mais invite toutes les […]
Dimanche dernier, je suis retournée, avec nostalgie, dans mon ancien quartier, pour rencontrer Pierre Bergounioux à la librairie du Merle moqueur. La salle était comble et l’auteur a raconté avec passion son parcours qui l’a mené de Brive-la-Gaillarde, ville maudite, à Paris et par conséquent de son état de « crétin rural » à celui d’écrivain. Depuis, Pierre Bergounioux a publié une cinquantaine d’ouvrages chez Verdier, Gallimard, Fata Morgana… La rencontre était animée par Willy Persello, et les lectures faites par Jean Guiet. Deux villes : Brive et Paris Selon Pierre Bergounioux, son enfance avait le goût du temps des mérovingiens. On y parlait le patois, on restait entre soi, entre […]
Vivre en liberté, sans se soucier du lendemain, dans un esprit de paix et d’amour, telles sont les ambitions des hippies. L’auteur, Gabrielle Maudet, garde un autre souvenir de cette époque. Dans son roman, Un long ruban de goudron sec (Scali), elle retrace son parcours, depuis son village breton jusqu’au continent africain. C’est dans son petit appartement de Belleville que j’ai rencontré cette femme touchante, un peu perdue comme son personnage, gardant un pied sur les longs chemins la menant au bout du monde, l’autre à Paris où elle a décidé de s’installer. La peinture étant son activité principale et vitale, ses toiles recouvrent le sol et les murs. De l’Afrique vers Katmandou […]
Comment vous raconter l’émotion que j’ai eue la semaine dernière en rencontrant Jean Rouaud au Merle moqueur ? Etait perceptible encore la douleur de l’auteur à l’évocation de la mort de son père puis celle de sa mère, êtres chers constituant le thème central de son livre des origines composé de cinq volumes. Et que dire lorsque Jean Guiet a lu l’incipit de Pour vos cadeaux ? : « Elle ne lira pas ces lignes, notre miraculée des bombardements de Nantes, la jeune veuve d’un lendemain de Noël, qui traversait trois livres sur ses petits talons, ne laissant dans son sillage qu’un parfum de dame en noir. Même si sa vie ne se réduisait pas à cette silhouette chagrine, comprenez, il m’était […]
Il fallait bien que je me lance, alors voilà : j’organise un café littéraire avec David Abiker ou plus exactement un café-débat. Vous connaissez sans aucun doute ce chroniqueur, spécialiste des médias et de la blogosphère. Chaque matin, il présente sur France Info une revue de presse sur l'actualité d'Internet et des blogs. Il écrit également des chroniques sur le site Arrêt sur images et alimente son propre blog. Le café littéraire sera l’occasion de découvrir le nouvel ouvrage de David Abiker Contes de la télé ordinaire (publié chez Michalon) dans lequel il égraine en cinquante chroniques, le monde fabuleux des médias avec une délicieuse insolence. Il décrypte la surmédiatisation des […]
Jeudi soir, j’étais au Centre culturel suédois assister à un débat entre Nicolas Fargues (l’auteur de Beau rôle, publié chez POL) et Jonas Hassen Khemiri (l’auteur de Montecore, un tigre unique au Serpent à Plumes). Il était animé par la journaliste Delphine Peras qui les a réunis autour des thèmes de l’identité, du métissage et du rapport à autrui. Pourquoi écrire ? Jonas Hassen Khemiri est né en Suède en 1978 de père tunisien et de mère suédoise. Il a vécu dans divers endroits et a beaucoup voyagé. Chez ses parents, enfant, il parlait plusieurs langues, au point de les mélanger, de les mixer. Son père affirmait ainsi que chez lui, on parlait le « khemirois » ! Parce qu’il a un rapport […]
Comme vous le savez, il est des maisons d’édition indépendantes que j’ai à cœur de défendre. L’une d’elles en particulier remporte les suffrages tant son projet est ambitieux : celui de « constituer une bibliothèque idéale » avec des livres de fonds appartenant à notre patrimoine culturel. Il s’agit des éditions Bartillat. Or, jeudi soir, j’étais invitée à la cérémonie de remise de la légion d’honneur accordée à Constance de Bartillat, qui s’est tenue à l’hôtel Lutetia. Widgets Amazon.fr
Derniers Commentaires