Je me suis beaucoup amusée
en lisant une enquête du Figaro littéraire sur la méthode Fixot, vous savez l'éditeur qui a pour devise : "Lire pour le plaisir".
D’abord, le gage d’un bon éditeur consiste, selon Bernard Fixot, à se consacrer pleinement à ses auteurs et pour cela ne publier que dix à douze livres par an. Or, le journaliste rapporte quelques lignes plus bas qu’en huit ans, Bernard Fixot a publié 157 romans. Si je compte bien, on atteint presque les 20 livres par an, soit le double du chiffre avancé ! Rendons justice à l'éditeur : je crois qu'il s'agit d'une coquille de la part du journaliste... Le catalogue conterait près de 100 romans publiés à ce jour. Pour qu'un livre se vende bien, il faut faire une part belle à la com', faire des couvertures bien voyantes et une quatrième de couv’ accrocheuse. C’est le minimum…
Ensuite, l’ « école Fixot » consiste à écrire des histoires qui touchent le plus grand nombre. Quand certains auteurs ou éditeurs daignent affirmer qu’ils ne savent comment naît un succès, Bernard Fixot a la réponse au point qu’il n’hésite pas à demander à ses auteurs de corriger plusieurs fois leur manuscrit jusqu’à obtenir l’effet escompté, si bien que, pour cet éditeur, on ne naît pas écrivain, on le devient. Dans l’article, on ne nous donne pas vraiment les recettes d’une histoire porteuse mais en lisant quelques romans publiés chez XO vous devriez les retrouver…
Enfin, pour susciter un certain engouement autour d’un livre, Bernard Fixot mise sur le capital sympathie de l’auteur : « J'ai choisi le créneau des livres populaires, et pour cela il faut travailler avec des auteurs qui ont le goût des autres ». Si vous vous contentez juste d’écrire de belles histoires mais que vous êtes bourru voire misanthrope, allez frapper à une autre porte.
A présent, vous avez les clefs pour faire un best-seller !
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