Lalettrine.com

Anne Sophie Demonchy
Blog sur l'actualité littéraire
Mail : annesophiedemonchy
                   @ hotmail.fr



163 195 lecteurs depuis
 le 21 Août 2006


Dernières vidéos



Calendrier

Décembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Recherche

Commentaires

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Jeudi 27 décembre 2007

logo.pngNombreux sont ceux qui désirent voir leur œuvre publiée. Certains passent directement par la voie de l’édition classique, d’autres ont recours à l’auto-publication voire à l’édition à compte d’auteur. Grâce à Internet, nous pouvons désormais publier nos textes et photos sur des blogs que nous alimentons comme nous le souhaitons. Les avantages sont divers : d’abord, les internautes peuvent inter-réagir, ensuite, nous sommes responsables de ce que nous écrivons, personne n’intervient pour caviarder nos textes (sauf s’ils sont injurieux ou jugés diffamatoires).

 

Désormais, un nouveau concept existe, permettant à la fois d’avoir son blog puis de le publier, il est baptisé : ImprimeBlog. Il s’agit d’un service sur Internet, qui propose aux blogueurs d’imprimer leurs blogs pour une somme modique (à partir de 35 euros).

 

J’ai jeté un coup d’œil au site. Le principe est simplissime : il suffit de donner l’adresse du blog, de choisir le contenu à imprimer et la couverture (unicolore uniquement). On reçoit alors un devis immédiatement. Une fois le livre commandé, on reçoit le produit fini sous 15 jours.

 

Quel est l’intérêt ? Aucun puisque votre livre ne sera évidemment pas diffusé. Pour chaque reproduction, vous devrez repayer à chaque fois la somme forfaitaire. Un petit avantage cependant : si votre grand-mère, comme la mienne d’ailleurs, entend parler de votre blog mais n’a pas d’ordinateur et ne compte pas faire une formation dans les prochains mois pour surfer sur Internet, lui offrir ce livre peut être une idée cadeau qui satisfera votre ego et votre grand-maman. 

 

 

par Anne-Sophie publié dans : d'un blog à l'autre
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander
Lundi 24 décembre 2007

pilate.jpgA priori Eric-Emmanuel Schmitt est un écrivain qui m’agace. A l’instar d’un Paolo Coelho, il veut apporter la bonne parole à ses lecteurs, lui qui a eu la révélation une nuit dans le désert. Ces textes plein de bons sentiments m’irritent voire m’effraient un peu en général. J’avais une image plutôt négative d’un auteur mièvre, illuminé. Les romans racontant la vie de Jésus, même s’ils sont très bien écrits comme La Dernière tentation de Jésus de Níkos Kazantzákis, me gênent un peu parce qu’ils me rappellent trop les prêches de certains curés de mon enfance. Mais, bien décidée à tenter une nouvelle fois l’expérience, pour vous, chers lecteurs, j’ai lu L’évangile selon Pilate de Schmitt.

 

 

 

A priori, donc, ce livre avait tout pour me déplaire : un auteur illuminé, un sujet sensible… Mais je l’ai dévoré ! La première partie m’a un peu inquiétée… Elle est consacrée à Jésus qui prend la parole pour raconter son enfance et les péripéties qui l’ont mené à son arrestation fatale. J’ai appris que l’auteur a commencé à écrire, adolescent, en faisant des pastiches, il affirme même avoir un don pour cela. Je ne puis qu’abonder dans ce sens. En lisant sous sa plume les paroles de Jésus, j’avais l’impression de lire les Evangiles eux-mêmes. Ces paroles pleines de bonté et d’amour ont le don de me mettre mal à l’aise profondément.

 

 

 

Mais, plusieurs aspects positifs m’ont donné envie de poursuivre ma lecture. D’abord, contrairement à ce que je m’imaginais, c’est très bien écrit. L’incipit décrit un lieu, Israël, où Jésus est né et où il va mourir dans les prochaines heures : « Israël est une terre d’oliviers, de cailloux, d’étoiles et de bergers, une terre où les dattes sèchent sur la paille des greniers, une terre d’angoisse où les cœurs mûrissent dans l’attente du sauveur, une terre d’orange, de citron et d’espoir, Israël est mon jardin, le jardin où je suis né, ce jardin même où je dois bientôt mourir ». Dans la seconde partie, Ponce Pilate, préfet en Judée, rapporte la mort du condamné Jésus et le mystère qui l’entoure. Les premières pages débutant cette partie sont enthousiasmantes : Pilate y décrit avec mépris Jérusalem, description en opposition totale avec celle de Jésus. « Je hais Jérusalem. L’air qu’on y respire n’est pas l’air mais un poison qui rend fou. Tout devient excessif dans ce dédale de rues qui ne sont pas faites pour se diriger mais pour se perdre, sur ces chaussées où l’on se cogne au lieu de circuler, parmi ce fracassement de langues qui arrivent de tout l’Orient et qui ne parlent que pour ne pas s’entendre. On crie dehors, on chuchote trop dedans. On ne respecte l’ordre romain que parce qu’on l’exècre ».

 

Ensuite, je n’ai pu lâcher le livre parce que l’auteur a beaucoup d’humour. Il prévoit la réaction des lecteurs lisant ces « paroles d’amour » et raconte avec truculence la façon dont réagissent les gens quand Jésus, à tout bout de champ, leur lance : « Je vous aime ». Ceux-ci s’enfuient en courant, effrayés !

 

 

 

Dans cet Evangile selon Pilate, il est question de comprendre qui était Jésus. Selon Schmitt, il était mauvais charpentier et mauvais Juif, incapable de respecter shabbat et les textes sacrés. Peu à peu, la rumeur court qu’il est le messie tant attendu, lui qui sans s’en rendre compte, réalise divers miracles. L’auteur émet des hypothèses : Judas ne serait pas le traître que l’on croit mais au contraire le plus fidèle des disciples de Jésus, qui par amour pour lui, accepterait de le dénoncer pour qu’il pût accomplir son destin ! De même, la femme de Ponce Pilate aurait été présente lors de la crucifixion et de la mise au tombeau de Jésus. C’est parce qu’elle a cru en lui et en sa résurrection que son époux mène l’enquête sur le mystère de la disparition du corps.

 

 

 

En ces temps de fêtes, je suis ravie d’avoir débuté cette nouvelle catégorie, « a priori… mais » avec L’Evangile selon Pilate car, contre toute attente, j’ai passé un très bon moment de lecture et de réflexion.

                                                  

par Anne-Sophie publié dans : A priori... mais
ajouter un commentaire commentaires (17)    recommander
Mardi 18 décembre 2007

tv.jpgComme vous le savez, la politique s’immisce partout, notamment dans l’édition… Et comme ces deux domaines me passionnent, je ne pouvais passer outre cette information qui me paraît quelque peu préoccupante. Il y a 8 jours déjà, le président de la République, Nicolas Sarkozy a reçu, pour un déjeuner à l’Elysée, le Syndicat national de l’édition et quelques éditeurs pour leur demander de lui faire des propositions d’ici à deux mois pour donner une plus grande place des livres à la télévision. Qu’y a-t-il de préoccupant ? On devrait se réjouir d’une telle proposition qui veut encourager la culture à la télévision. Le problème c’est que les éditeurs comme le SNE ne peuvent rien faire en ce qui concerne la programmation d’émissions littéraires ni même la présence d’auteurs sur les plateaux de talk show. En revanche, les éditeurs peuvent être présents à l’écran grâce à la publicité. Or, depuis de longues années, le SNE comme les éditeurs dans leur grande majorité sont opposés à la publicité des livres à la télévision expliquant que cela creuserait des écarts entre les groupes et les petites maisons indépendantes bien moins riches. Nicolas Sarkozy rejette cet argument en mettant en avant le fait que ce qui bon pour les best-sellers l’est également pour la profession du livre. Les éditeurs doivent donc selon lui se tourner vers plus de modernité. La modernité insinue-t-elle que l’on ne produise plus que les livres formatés ou à succès ? Parce que si les éditeurs veulent être compétitifs et assurer des plages publicitaires, ils devront produire des livres vendeurs.

 

C’est également la première fois qu’un président de la République prend part dans la polémique sur la publicité des livres à la télévision. Pour appuyer sa décision (parce que, vous vous en doutez, Nicolas Sarkozy n’est pas un homme à laisser traîner les choses…), il utilise l’argument des jeunes rejetant la lecture. Depuis de longs mois, on ne cesse de répéter que les jeunes ne lisent plus, préférant la télévision et les jeux vidéo. Alors si les jeunes ne vont pas vers les livres, les livres iront vers eux grâce aux spots publicitaires à la télévision ! A voir… J’aurais beaucoup de développements à faire sur les jeunes et la lecture mais je risquerais de m’égarer. Je  crois simplement que ce n'est pas en voyant une pub sur un livre qu'un réfractaire à la lecture aura envie  de  se  procurer en se disant qu'il va passer un bon moment...

 

Enfin, la presse est très frileuse quant à cette proposition. Déjà très affaiblie par Internet, elle craint de ne plus avoir de pages publicitaires achetées par les éditeurs qui préféreront, s’ils en ont les moyens, investir à la télévision.

 

Je suis bien consciente que ce projet bientôt mis à exécution est avant tout économique, il n’est que peu question de littérature. Je crains surtout que de plus en plus nous nous engouffrions vers l’image. On peut en effet imaginer que si les éditeurs font des spots publicitaires, les auteurs seront mis à contribution. Dès lors, ce sera leur apparence physique qui sera mise en avant plutôt que leur livre.

par Anne-Sophie publié dans : La Lettrine se mêle de politique
ajouter un commentaire commentaires (22)    recommander
Dimanche 16 décembre 2007

horizon.gifComme je vous l’ai confié il y a quelque temps, certaines lectures des romans de la rentrée de septembre m’ont tellement déçue que j’ai lu et relu les Classiques… Pourquoi déçue ? Parce que je m’attendais à mieux… Contrairement à ce qu’on pense souvent, le choix d’une lecture est rarement anodin. On peut se fier à la maison d’édition, à la couverture, au titre, au thème abordé, à l’auteur, aux critiques… Bref, quand on choisit un livre, on se crée un « horizon d’attente », c’est-à-dire que notre esprit considère un texte à partir d’une grille d'images et d'idées créées par des lectures antérieures. Chaque nouveau texte se superpose sur les connaissances littéraires du lecteur en le modifiant au fur et à mesure de la lecture. Par conséquent, chaque fois qu’on choisit de lire un livre, on s’attend à des idées plus ou moins précises… Parfois on est déçu, parfois on est heureusement surpris au contraire.

Depuis que je fréquente la blogosphère, je découvre de nouvelles lectures et reviens, après avoir suivi certains conseils de lecture, sur mon point de vue. Parfois, j’ai confirmé mon avis de départ.

En été dernier, vous souvenez-vous, une de mes élèves avait eu la délicate attention de m’offrir Sept jours pour une éternité de Marc Lévy, ce qui m’avait grandement surpris, moi qui me suis efforcée de lui faire découvrir des textes plus élaborés. Certains m’avaient suggéré de lire ce roman avant d’avoir ce jugement définitif.

De même, il m’arrive d’avoir des jugements sévères à l’égard de certains auteurs qui, a priori, ne m’inspirent guère mais mon amie et collègue Eli Flory, qui tient « La Fabrique » dans Le Magazine des Livres m’a assurée qu’elle aimait s’occuper de cette rubrique parce qu’elle est tenue de lire toute l’œuvre d’un auteur à succès qui, a priori, ne l’intéresse guère.

C’est pourquoi, j’ai envie d’inaugurer une nouvelle catégorie sur mon blog intitulée : « A priori… mais » dans laquelle je vous donnerai mon avis avant lecture et mes conclusions. Il pourra s’agir de classiques comme de best-sellers… Les surprises pourront être heureuses comme malheureuses… Enfin, je choisirai des textes connus par tous pour avoir été encensés ou au contraire condamnés.

par Anne-Sophie publié dans : A priori... mais
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander

Publicité

Infos

Après La lettrine, j'ai également lancé un journal en ligne consacré à la politique : www.politique.net

 



Retrouvez mes articles et chroniques
dans Le Magazine des Livres 


mag-nothomb.jpg


ECRIVAINS SUR LA LETTRINE

David Abiker

Martin Amis

Stéphane Audeguy

Honoré de Balzac

Jules Barbey d'Aurevilly

Christophe Bataille

Dominique Bauby

Pierre Bayard

Pierre Belfond

Nina Berberova

Philippe Besson

T.C. Boyle

André Brink 1
André Brink 2

André Bucher

Emmanuel Carrère

Jean-Marie Catonné

Javier Cercas

Eric Chevillard

Sophia Chikirou

Stéfan Coïc

Mary Dollinger

Bernard Fillaire

Timothy Findley

David Foenkinos

Christian Gailly

Gabriel Garcia Marquez

Jérôme Garcin 1
Jérôme Garcin 2

Maurice Gouiran

Julien Gracq

J.H. Griffin

Philippe Grimbert

Mikaël Hirsch 1
Mikaël Hirsch 2

Nancy Huston

Serge Joncour

Pierre Jourde

Fabienne Kanor

Nicole Krauss

Agota Kristof
La Trilogie des jumeaux

Philippe Labro

Jérôme Lafargue

Marc Lévy

Jonathan Littell
Les Bienveillantes 1
Les Bienveillantes 2
Les Bienveillantes 3
Les Bienveillantes 4
Les Bienveillantes 5

David Lodge

Alain Mabanckou

Naguib Mahfouz

Héléna Marienské

Laurent Mauvignier

Léonora Miano
L'intérieur de la nuit
Contours du jour qui vient

Haruki Mirakami

Yukio Mishima

Naulleau et Domecq

Cees Nooteboom

Nuala O'Faolain

Antonio Pennacchi 1
Antonio Pennacchi 2

Sylvie Perez

Rainer-Maria Rilke

Knud Romer

Jean-Christophe Rufin

Eric-Emmanuel Schmitt

Patrick Süskind

Vincent de Swarte

Tarun Tejpal

Tzvetan Todorov

Enrique Vila Matas 1
Enrique Vila Matas 2

Vocation nègre

Marc Weitzmann


Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus