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Anne Sophie Demonchy
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Jeudi 4 octobre 2007

Chers amis, ayant été menacée de « procédure pénale » à propos de ce billet qui mettait en cause une agence, je suis dans l’obligation d’apporter quelques modifications. Je le fais à contre-cœur mais ces personnes ont réussi à bloquer tout accès à mon blog et je ne veux être censurée plus longtemps.

Je vais vous révéler comment trouver un éditeur de façon onéreuse : en payant un agent dont on m’interdit de révéler le nom pour faire le travail à votre place. Cela  vous coûtera la coquette somme de 900 euros.

Comme je suis curieuse (mais oui), j’ai téléphoné à cette agence pour demander des explications. L’agent m’a fait un véritable cours sur l’édition. Ayant pris des notes, je vous transcris son argument. Selon lui, « dans 98% des cas, les auteurs n’envoient pas leur livre à la maison d’édition qui leur correspond ». Lui, agent, reçoit le manuscrit et décide s’il veut ou non le défendre (quand vous verrez sa stratégie, vous comprendrez qu’il aurait tort de se priver de votre texte). Il donne un délai de trois à quatre semaines. S’il accepte, il se donne deux missions : vous aider à corriger votre manuscrit si nécessaire et chercher un éditeur. S’il a le bonheur de vous en trouver un, son rôle est de défendre vos intérêts. Il touchera alors 10% de vos droits d’auteur. Selon lui, tout le monde est gagnant : vous n’avez pas perdu de temps à chercher un éditeur et lui touche une part de votre rémunération.

 

Mais, parce qu’il y a un « mais », évidemment, si l’agent ne trouve pas d’éditeur pour votre manuscrit, pas question de vous rendre vos 900 euros. L’agent compare cet acompte aux honoraires versés à un avocat ! Donc, si personne ne veut de vous, l’agent vous proposera d’écrire un nouveau texte et se chargera de prospecter encore.

 

Quand je me montre surprise de devoir payer cette somme forfaitaire, il répond que c’est lui qui fait tout votre travail de démarchage ensuite il défend vos intérêts. Il ne va pas travailler gratuitement !

 

Je veux savoir alors quels auteurs il a déjà publiés et surtout chez quels éditeurs : « le succès des uns, me répond-il, ne fait pas forcément le succès des autres. Le rôle de l’agent n’est pas de se promouvoir à l’aide d’auteurs ». Il me semble que si au contraire. La réputation d’un agent, comme celle d’un éditeur, se fait grâce à son catalogue. Il est donc suspicieux qu’une agence ne veuille révéler de noms. De plus, il est scandaleux de demander à un auteur de l’argent sans pouvoir garantir la publication de son livre.

 

En espérant que ce billet conviendra aux avocats et aux agents agissant de cette manière, et que vous, amis lecteurs, comprendrez mon attitude.

Publié dans : Agents littéraires
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Commentaires

Me permettras-tu, chère Anne-Sophie, de bougonner un peu... ? Non pour venir en défense du système des agences, à propos duquel mon idée n'est pas encore faite, ton enquête auprès de celle sise à Versailles se passant évidemment de tout commentaire. Non, je voudrais simplement élargir un peu le propos. Si le système de l'agence littéraire commence à arriver en France, ce n'est pas seulement par contamination américaine : c'est aussi parce qu'il se publie de plus en plus de livres et que leur démultiplication pose un problème d'absorption par le marché ; dès lors, des dispositfs concurrentiels parfaitement libéraux pointent le bout de leur nez, dont l'agence littéraire constitue un bon exemple. Or donc, pourquoi se publie-t-il de plus en plus de livres (quand toutes les enquêtes attestent de la diminution du nombre de ce qu'il convient d'appeler des "gros" lecteurs) ? Effet de mode, quête de sens ou d'identité, désir de témoigner, désacralisation de l'écrivain, tentation "pipole", passion littéraire évidemment, bref, le processus de démocratisation (pour utiliser un grand mot) complique savamment la tâche de tout le monde. Tu me vois venir, n'est-ce pas : est-il bon que tout le monde se mette, non à vouloir écrire (je serais le premier à m'en réjouir), mais à vouloir être publié ? et pour quoi faire ? tout le monde peut-il l'être ? tous les livres méritent-ils de l'être ? n'est-ce pas pure illusion de penser qu'il existerait une nation en plumes ou en claviers comme il exista une nation en armes ? d'où vient cette frénésie éditoriale ? que nous dit-elle ? où est passée l'antique pudeur qui conduisait chacun à garder pour soi ce qui s'appelait encore un "journal intime" ? qu'est-ce qui nous pousse à vouloir être lus par le plus grand nombre ? qu'est-ce qui fait que tout le monde, désormais, peu ou prou, peut s'imaginer en écrivain, quand l'écriture, la littérature, le verbe, n'occupent plus qu'une place très marginale dans l'imaginaire de nos sociétés comme dans le fonctionnement de leurs structures ? C'est à ces questions qu'il faut convier (tes) nos lecteurs - et je m'empresse d'ajouter que je n'ai que des soupçons de réponses imparfaites. Je connais des personnes, dans mon entourage, qui écrivent superbement, et dont j'aimerais posséder un dixième de la culture littéraire. Eh bien elles se refusent même à adresser leur texte à un éditeur, ou à un simple lecteur, parce que la littérature constitue pour elles un horizon intouchable, de l'ordre, oui, d'une forme de sacré, et que vouloir seulement s'y mesurer leur semblerait horriblement présompteux. Pendant ce temps-là, des "hérissons" et des "congélateurs" se vendent par centaines de milles... La littérature sortira-t-elle gagnante de cette vaste foire d'empoigne ? J'aimerais le croire. Tout n'est pas encore perdu. A la condition toutefois que le grand art de l'écrit ne soit jamais corrodé, corrompu, par des considérations qui, elles, n'ont ou n'auraient que bien peu à voir avec la littérature... Amicalement, Marc .V
Commentaire n° 1 posté par Marc Villemain le 04/10/2007 à 19h16
Bonsoir Marc,

tu as très bien résumé la situation. C'est vrai, nombreux sont les auteurs qui veulent être publiés, à n'importe quel prix mais combien d'écrivains ?

Je me permets de rapporter une anecdote que m'a racontée Thibault Malfoy :
un ami lui donne à lire son manuscrit. Thibault lui répond franchement que c'est assez médiocre et que l'auteur devrait lire davantage, s'imprégner de littérature. L'autre de répondre qu'il n'a guère le temps de lire puisqu'il écrit ! C'est bien ça le problème : tout le monde veut être lu mais nous sommes de moins en moins nombreux à lire. Les gens avides d'argent ont bien compris qu'il y a de l'argent facile à se faire grâce à ces auteurs en mal d'éditeurs.

Je ne jeterai pas la pierre comme toi à tous les agents. Certains aident des auteurs non pas à trouver un éditeur mais à négocier des à-valoir parce qu'ils n'oseraient le faire eux-mêmes, par exemple.




Commentaire n° 2 posté par Anne-Sophie le 04/10/2007 à 19h35
Je ne jette nullement la pierre aux agents, je pense qu'ils ont un rôle à jouer - qu'il reste toutefois à définir un peu précisément car, pour l'heure, c'est encore un peu balbutiant. D'autant que le statut économique de l'écrivain demeure, lui, à tout le moins insatisfaisant...
Commentaire n° 3 posté par MV le 04/10/2007 à 19h44
salutaire, merci
Commentaire n° 4 posté par FB le 04/10/2007 à 21h50
Peut-être est-ce justement parce qu’on publie de plus en plus de livres que tout un chacun se donne le droit d’être publié à son tour. A partir du moment où ce ne sont plus des monstres sacrés qui se retrouvent dans les librairies, mais des produits commerciaux relativement fades, vous vous dites, vous qui par ailleurs lisez beaucoup et écrivez à l’occasion, vous vous dites que vous feriez aussi bien que tous ces gens là et que vos textes ne dépareraient pas dans une vitrine. Par ailleurs, indépendamment de cette pléthore de livres qui nous envahissent, le statut de l’écrivain est en perte de vitesse. Mieux vaut être sociologue, linguiste ou spécialiste de la sémiotique dans une université reconnue pour se faire entendre. Le temps où on demandait à Sartre, comme à un gourou, son opinion sur tout est révolu. Dès lors, l’écrivain devient plus abordable, plus proche de nous. Il ressemble finalement au commun des mortels, si ce n’est qu’il écrit quelques histoires joliettes ou quelques poèmes bien tournés. Il n’a plus l’autorité suffisante pour donner son avis sur la marche du monde (guerre en Irak, mondialisation, etc.), du moins son avis ne comptera pas plus que le nôtre. Dès lors, pourquoi ne pas le rejoindre sur son propre terrain ? Voilà sans doute ce que se disent pas mal de personnes suffisamment proches de la chose littéraire pour en saisir les nuances. D’un autre côté, le moindre épicier rêve d’accéder à cet univers qu’il considère encore comme sacré (mais qui ne l’est déjà plus par le fait même qu’il a l’audace d’y accéder), un peu comme la bourgeoisie qui a voulu autrefois remplacer la noblesse (mais qui n’a pu le faire qu’au moment même où cette noblesse était en perte de vitesse).
Commentaire n° 5 posté par Feuilly le 05/10/2007 à 08h15
Ce qu'il y a de bien, quand on passe après Marc V., c'est qu'on n'a plus grand chose à rajouter :-) Donc je vais essayer plutôt de revenir à ton billet, qui m'inspire plein de réflexions et plein de questions...

Je n'ai personnellement rien contre le système des agents. Bien au contraire : je trouve normal, et sain, qu'il y ait des gens pour défendre les intérêts des écrivains vu que bien souvent leurs éditeurs ne le font pas (ou mal)...l'écrivain devrait être au centre du système littéraire, c'est peut-être une lapalissade, sauf que dans la plupart des cas il n'y est pas. Je pense qu'il est difficile de comprendre ce phénomène si on ne l'aborde pas sous l'angle de l'écrivain qui galère pendant cinq, six, dix ans pour se faire éditer, se retrouve jeté dans la fosse aux lions subitement, bouffe de la vache enragée pour que son livre se vende un petit peu, se retrouve à faire l'article dans des festivals de province où tout le monde se tape de son livre (il en vendra deux, douze les bonnes journées), et qui en prime ne gagne pas sa vie avec et doit trouver un emploi pour vivre - bref : il fait deux métiers dont un n'est reconnu par personne, et en plus il n'a même pas vraiment de sécu. Ce sont peut-être des considérations très terre à terre, mais les écrivains sont des gens très normaux qui ont aussi une vie et des tas de problèmes en dehors du petit milieu littéraire (qui est d'ailleurs plus composé d'éditeurs et de journalistes que d'écrivains, même si bien entendu tous les éditeurs et journalistes se prennent aussi pour des auteurs et éprouvent le besoin de sortir des livres - comme tout un chacun dans ce pays). D'où le recours aux agents, de plus en plus nombreux et qui effectivement sont si j'ose dire tout bénef pour tout le monde (même si j'ai quelques réserves : autant ce mode de fonctionnement est très adapté au système anglo-saxon, autant je ne le vois pas s'épanouir en France sans une vraie modification du système littéraire dans sa globalité).

Ensuite en ce qui concerne ton agence...bon, je n'ai bien sûr aucun avis, mais je ne suis pas forcément choqué. Question stupide : comment font les autres agents, les sérieux sur qui tu ne veux pas jeter l'opprobre - à raison ? Ils doivent bien se faire payer aussi, et de préférence sous forme d'avoir, non ? Parce qu'ils ne peuvent pas attendre que le livre devienne rentable pour manger...? Alors donc, question stupide (bis) : il y a des agents sérieux qui remboursent l'à-valoir s'ils ne réussissent pas à trouver une maison d'édition ???!!! Ca me paraît bizarre, quand même. Parce que ce que dit ton bonhomme n'est pas faux : ça marche comme un avocat, qui a quand même bossé lorsqu'il perd son procès.

Bien entendu ce ne doit pas être un prétexte pour pomper du fric et ne rien faire...seulement, rien ne nous dit clairement que ce monsieur là ne fait rien, non ? Mis à part que cette histoire te semble..."suspicieuse"...? Quel est le mode de contrat de cette agence ? Si celle-ci est une anarque, je ne demande qu'à te croire, mais j'aimerai savoir par exemple à quoi s'engage "un agent honnête" ? Quels sont ses tarifs (900 euros est une grosse somme dans l'absolu, mais si on ne connaît pas les tarifs d'un agent en règle générale elle ne nous informe sur rien, puisqu'on a aucun point de répère) ?

Entendons bien : je suis bien entendu contre les pompes à fric, les arnarques et les escroqueries...j'aimerais juste bien comprendre en quoi cette agence-ci est plus une arnarque que les autres agences / agents en règle générale ? Parce que moi qui ne connaît pas aussi bien ce milieu que toi, il me manque manifestement des éléments pour comprendre ton billet.

Je ne doute pas que tu puisses me répondre...

A bientôt !
Commentaire n° 6 posté par Thom le 05/10/2007 à 10h39
Ce qui est INADMISSIBLE, c'est qu'il semble que l'on ne puisse plus émettre une opinion dans ce pays.
Que tu aies raison ou non dans ton jugement sur de telles pratiques peu importe. Cette agence pouvait très bien venir répondre ici et expliquer pourquoi elle n'était pas d'accord avec tes propos.
Le fait de te menacer de poursuites donne une idée de l'intégrité de ce genre de personnes...

En tout cas on parle de toi ici et j'espère que d'autres personnes aborderont le sujet.
Je n'aime pas la censure et les censeurs.
Commentaire n° 7 posté par Kill Me Sarah le 05/10/2007 à 17h27
Tout pareil que KMS.
Ou alors tu es entrée dans leurs locaux par effraction et tu leur as piqué leur réservoir d'eau, et alors non seulement ils ont raison de vouloir te museler, mais en plus t'aurais pu nous le dire, on aurait l'air moins con.
Mais si tu n'as rien cambriolé, alors, je le répète, "tout pareil que KMS." Qu'est-ce que c'est que cette connerie ?
La preuve par A plus B que Julien Courbet, en fait, il ne fait pas de bien aux gens.
Commentaire n° 8 posté par Franswa P. le 05/10/2007 à 17h36
Merci de ton soutien et en poarticulier de celui de François Bon qui depuis ce matin relaye l'info au gré de ses évolutions.

Je suis outrée et je ne m'excuse pas. Il n'y a plus de noms. TRès bien pour eux. Mais je ne change pas d'opinion.
Commentaire n° 9 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 17h38
Houlà ! Franswa, tu diffames ! Pas de mauvais esprit ici. On est prié d'avoir des propos élégants et toujours bienveillants à l'égard de tous.

Tu vas être déçue : non, je n'ai pas cambriolé d'agence, je n'ai pas piqué d'infos confidentielles. J'ai simplement passé un coup de fil pour qu'on m'explique comment ça fonctionne une agence comme ça. C'est tout !
Commentaire n° 10 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 17h42
Pardon, je le refais.

Je pense exactement la même chose que l'excellent KMS (mais Julien Courbet est bien aussi, dans un autre style, mais ni mieux ni pire : juste différent).
Ou alors tu es entrée dans leurs magnifiques locaux par effraction, et tu leur as piqué leur splendide réservoir d'eau digne du parc du château de... euh... non rien. Du château de Chambord, disons. Et alors non seulement ils ont pour obligation de te museler avec le tact qui les caractérise, mais en pls, t'aurais pu nous le dire, on aurait eu l'air un tout petit peu moins con, si tu me passes cette infecte expression de  blouson noir.
Diantre que se passe-t-il dans notre très beau pays, parfait à tous points de vue ?
La preuve par A plus B que l'Immense Julien Courbet, en fait, il fait du bien aux gens, et TF1 c'est très bien aussi. D'ailleurs, c'est bien simple, j'adore TOUT ce qui se fait  en ce moment, à TOUS les niveaux.
(c'est mieux ?)
Commentaire n° 11 posté par Franswa P. le 05/10/2007 à 17h51
Parfait Franswa, je t'embausche ! Tu seras mon rewriter !
Tu as un bel esprit, tu es vif et optimiste. On a besoin de gens comme toi plutôt que des esprits chagrins qui ne comprennent rien à la beauté du monde...
Tu peux prendre tes fonctions dès demain !
Commentaire n° 12 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 17h56
Signé.
En revanche, pour le nouveau slogan du site, je proposerai bien "La lettrine : le blog littéraire passé au presse-purée", mais je ne suis pas certain que ça te fera sourire.
Et puis, les stagiaires, ça cause pas, c'est vrai.
Commentaire n° 13 posté par Franswa P. le 05/10/2007 à 18h04
Et d'abord, pourquoi tu écris "je t'embausche" pour dire "je t'embauche" ? Tu te fous de la gueule de ma famille presque allemande, c'est ça ? C'est l'influence de Knud Romer ?
Je trouve ça un peu petit comme attaque, permets-moi de te le dire.
Tiens, d'ailleurs, bouge pas, j'appelle mon avocat, et  puis aussi un pote spécialisé dans la crevaison de pneus de voiture - ça peut toujours servir.
Commentaire n° 14 posté par Franswa P. le 05/10/2007 à 18h06
C'est sûr, je t'embauche petit impertinent !
Quant à Knud, bravo pour ton billet, très juste.

Presse-purée, j'aime bien. Mais je garde quand même mon sologan, on verra dans quelque temps, quand tu auras fait tes preuves en tant que stagiaire. D'accord, petit ?
Commentaire n° 15 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 18h12

J'ai lu le billet initial ce matin, et là je vois que tu as été menacée de poursuites. Vraiment n'importe quoi ! Il n'assume pas ce qu'il fait le fameux directeur (ou je ne sais quoi) de l'agence dont tu parles ?

Commentaire n° 16 posté par Lilly le 05/10/2007 à 18h27

Disons qu'il a jugé mes propos diffamants. Donc, j'ai été dans l'obligation de me la boucler et j'ai été privée de mon blog toute la journée.


Va faire un tour sur le tiers livre, tu verras, François Bon explique que lui-même a eu des problèmes de ce genre à de multiples reprises. Nous sommes tous concernés par ces affaires. Nous ne sommes pas les seuls à avoir connu ce type de pressions extrêment désagréables.

Commentaire n° 17 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 18h32
En tout cas je l'ai le nom du connard (c'est rayé alors je l'ai pas dit) Monsieur qui veut jouer au méchant, j'ai sauvegardé l'article.

Comme dit Franck-Olivier sur Strictement , avant d'émettre une opinion maintenant il va falloir consulter son avocat comme aux US.

C'est bien triste.

Tu as tout mon soutien Anne-Sophie en tout cas et je comprends tu aies modifié ton article, ce genre de ... (je vous laisse le choix du terme) ne mérite pas que tu aies des ennuis.
Commentaire n° 18 posté par Kill Me Sarah le 05/10/2007 à 18h39
Ben moi je viens juste apporter mon modeste soutien moral...
Des journalistes qui savent poser les questions qui-fâchent-mais-pertinentes, ça nous manque un peu.
 
Et puis apporter ma lettre de rcommandation pour l'embauche de ton nouveau stagiaire (mais je crois que tu n'en as pas besoin (de lettre, je veux dire, parce que maintenant que F. Bon t'a adoubée comme pasionaria il va te falloir une équipe de choc ! ;-))
Commentaire n° 19 posté par second flore le 05/10/2007 à 18h40
KMS,
j'ai corrigé non pas parce que je voulais pas de problème mais parce que Over blog a suspendu mon accès tant que je ne rayais pas le nom de tout ce petit monde qui a pignon sur rue et qui use de son pouvoir pour imposer sa position. Grand bien lui fasse. J'ai dit ce que j'avais à dire. On ne sait plus de qui il s'agit mais pour ceux qui feraient quelques recherches, c'est facile à retrouver et surtout les sceptiques pourront se faire un opinion par eux-mêmes.

Merci pour ton soutien
Commentaire n° 20 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 18h48
Bonsoir Second Flore,

je comprends mieux maintenant pourquoi la presse s'autocensure. Si à la moindre polémique, on est rayé, que dire ?

Tu as bien vu, François Bon est avec nous dans cette affaire et je l'en remercie.

Merci l'équipe !
Commentaire n° 21 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 18h51
A part ça donc, on est libres, sur le net ? Vachement, tiens.
En tout cas, ne payez jamais pour être édités, un point c'est tout. C'est vous qui travaillez, c'est vous qui devez être payés.
(Et n'oubliez pas que les intermédiaires sont des PARASITES et que les parasites, ça s'écrase.)
Commentaire n° 22 posté par Sophie K. le 05/10/2007 à 19h09
Je suis à 100% d'accord avec toi Sophie, avec quelques nuances. Certains auteurs ont besoin d'agent mais ceux-ci se payent sur la rémunération de leurs clients, une fois le contrat signé.
Commentaire n° 23 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 19h13
Salut Anne-Sophie,

Désolé pour cette regrettable histoire, dont je suis les évolutions depuis hier soir. L'hébergeur baisse son pantalon de crainte d'être poursuivi et l'auteur n'a plus que se rétracter pour avoir le droit à la parole, charmante inquisiton ! Fort heureusement, la censure est contreproductive et tout le monde sait maintenant à quel genre de personnes tu faisais référence. Ce monsieur apprendra à ses dépens que la mauvaise publicité est toujours meilleure que la menace.
Commentaire n° 24 posté par Mikael le 05/10/2007 à 19h13
Enfin la porte s'est ouverte Anne-Sophie...

Il se tenait sur le seuil de la porte, assis à même le sol.

Une chaleur suffocante lui engourdissait un peu plus que d'habitude la langue et tous ses membres.

le silence l'étouffait et sous le soleil de l'été, il ingurgitait sans cesse sa salive tout en imitant la carpe.

Pas un mot, pas un gémissement, pas une syllabe ne pouvait sortir de sa bouche; et autour de lui, se tenait l'ombre et la pénombre.

Silence d'or sous un soleil de plomb...
Silence imposé, voulu, soutenu, approuvé.

Les passants n'osaient même pas le dévisager, son silence les effrayait.
-Et, à les entendre parler...il l'aurait presque pris pour une bête.

Le monde tout entier se tenait prêt à l'entendre, mais lui restait là, apeuré sous le poids des mots.

L'univers lui semblait austère et sombre. Pas de vie, pas d'espoir, pas d'avenir. Il rêvait d'un monde meilleur, d'un monde libre

Liberté, liberté lui suggerait sa tête...Mais lui contraint et avili se laissait mourir dans sa prison.

Je ne peux vous être d'aucune utilité, mais votre intention est bonne,
Libérté, liberté...Liberté mon amie.

Bonne fin de semaine Anne-Shopie et à bientôt.
Je reviendrais sur votre blog avec plus de désir.




Commentaire n° 25 posté par salamone giuseppe le 05/10/2007 à 19h16
Salut Mikaël,
contrairement à ce que ce monsieur pense, je suis encore plus motivée qu'avant. Je viens de recevoir un mail plus que courtois pour me faire reconnaître mes torts et me salut "coirdialement" tout en me proposant de le rencontrer. Non mais je rêve ! Il me fait taire de force et maintenant il veut dialoguer. Mon blog est ouvert, on peut s'exprimer librement, d'accord ou pas avec moi. Je lui aurais même laissé un espace pour me répondre s'il l'avait voulu mais dans ces conditions, c'est non !
Quant à son agence, j'espère que les auteurs auront compris vers qui il ne fallait pas se diriger. Mais chacun est libre...
Commentaire n° 26 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 19h23
Merci Giuseppe,
un peu de posésie dans ce monde de brutes ça ne fait jamais de mal !

A bientôt donc
Commentaire n° 27 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 19h24
Le "Portail du livre" rappelle dans sa rubrique " Qu'est-ce qu'un agent littéraire digne de ce nom ?" :

"L'agent littéraire n'est
jamais rémunéré sur son travail de sélection ou de correction.  C'est seulement une fois le livre édité, par un éditeur qu'il aura convaincu, que l'agent littéraire perçoit une rétribution".
http://portaildulivre.com/agentlitt.htm

Avec tout mon soutien,

Commentaire n° 28 posté par tef le 05/10/2007 à 19h25
Merci beaucoup !
Je suis révolté parce que précisément, je n'ai point dit d'erreur dans ce billet. S'ils se sentent calomniés... je n'y peux rien mais voilà, les faits sont là.
Commentaire n° 29 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 19h30
Dans l'émission vidéo que j'anime en live le dimanche matin à 11H, je parlerai tout à la fois de cette question des agences, qui me posent certains problèmes, et d'autre part de la mésaventure qui vous est arrivé aujourd'hui : compte bloqué. Je trouve cela un peu fort et rapide quand même la réaction de votre support de blog... ou provider...
Commentaire n° 30 posté par philippe boisnard le 05/10/2007 à 19h46
C'est plaisant de voir une telle mobilisation et je crains effectivement pour cette si libérale personne que le vent semé ne se transforme en tempête. Encore un peu de patience messieurs les censeurs...
Commentaire n° 31 posté par Franck-Olivier L le 05/10/2007 à 22h39
Merci à vous deux, ça fait plaisir de ne pas se sentir seule.
Philippe, je suivrai votre émission lundi.
Commentaire n° 32 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 23h13
Alors comme ça il suffit de s'éloigner une journée de La Lettrine pour retrouver une trentaine de commentaires-fleuves à lire... forts pertinents cela dit.
Il est tard, j'ai un TGV dans les rotules, aussi ne vais-je peut-être pas faire preuve d'autant de pertinence que mes prédecesseurs... Je crois que le commentaire de Marc Villemain a suscité chez moi un début de réflexion, difficile à saisir en quelques mots, j'y reviendrai peut-être après une nuit de sommeil.
Enfin bref, j'avais juste à dire : viva la revolucion ! (A non, c'était pas ça, plutôt : liberté égalité fraternité (zut, déjà pris, mais qu'est-ce que je voulais dire ?)
Peut-être juste un mot : solidarité.
(J'ai horreur de ne pas terminer un commentaire sur une note cynique, on risquerait sinon de croire que j'ai bon fond, mais là, pfff, l'inspiration m'attend sans doute sur l'oreiller. A demain !)
Commentaire n° 33 posté par Thibault Malfoy le 05/10/2007 à 23h25
Salut Thibault et bon retour à Paris !

Comment tu ne te tiens pas au fait des polémiques de la zone ? Demain, quand tu seras reposé, tu reliras le billet (différent de celui d'hier) et te rendra compte du pourquoi de cette solidarité.

En attendant, bonne nuit !
Commentaire n° 34 posté par Anne-Sophie le 05/10/2007 à 23h32
Je tombe des nues!
Ce matin, j'avais vu le message original et ce soir, en passant chez Wrath, j'apprends que tu as été censurée...
Je ne sais quoi dire...
Commentaire n° 35 posté par Jo Ann v. le 06/10/2007 à 01h08
Tu as tout mon soutien Anne-Sophie...
Commentaire n° 36 posté par Mandor, président de la FAPM le 06/10/2007 à 07h44
Merci les amis !
Commentaire n° 37 posté par Anne-Sophie le 06/10/2007 à 08h06
Eh bah ! Que de commentaires en si peu de temps !!! La censure, c'est vendeur...je vais peut-être mettre sur Le Golb le nom de l'agent XXX histoire de voir KMS et Franswa voler à mon secours...? :-)

Bon, trève de bêtises : je pense que tu sais déjà ce que je pense de tout ça (en plus tu as des nouveaux chevaliers super classos, moi je fais un peu peine avec mon vieux treillis ;-). Pas la peine de le répéter, d'autant que tout le monde est passé avant moi pour le dire. Mais je suis cette histoire de près, quand même. Parce que ce qui je crois m'a le plus sifflé, ce n'est pas que tant des gens mal intentionnés essaient de faire pression (ils ne viennent pas de sortir, tout de même)...c'est plutôt qu'il suffise d'appuyer sur le lien "reporter un abus" sous n'importe quel prétexte fallacieux pour que le blog soit suspendu sur le champ, sans même qu'on te prévienne. C'est complètement dingo et ça pourrait vraiment nous arriver à tous, ton article n'ayant à la base rien d'incroyablement subversif (s'il suffit de citer le nom d'un truc qui nous agace pour être censurés, je vais devoir modifier les trois quarts de mes posts !). C'est hallucinant, et ça n'améliore décidément pas l'image que j'ai d'OB (qui par contre ne fait rien quand je signale qu'on me pourri mes coms et qu'on me couvre d'insultes en pv). Typiquement le genre de truc qui me donne envie de changer de crêmerie, car non, renseignement pris, ce n'est pas aussi facile de sucrer un blog sur toutes les plateformes.

En tout cas avec cette histoire je crois qu'on a passé un cap...Franck-Oliver a raison : la tempête ne va pas tarder à souffler...yiiiipi ! Finalement, il est pas si usé que ça mon treillis ! :-)
Commentaire n° 38 posté par Thom, Le Guerillero De La Blogosphère le 06/10/2007 à 09h24
Non Thom, il est très bien. Tu es un bon guerillo.
Alors si tu veux tenter l'aventure de la censure, rien de tel pour te pourrir les idées... Ca m'a bien minée cette histoire mais je n'ai aucune envie de me la boucler. Non mais... Parce que cet agent clique sur "signaler un abus", fait peur notre hébergeur bien aimé avec la menace des avocats, on ne doit se la boucler ? Désolé M. X mais je ne vous ai pas insulté : j'ai dénoncé une pratiqueinadmissible. Si je l'ai fait, ce n'ai pas pour lancer la polémique mais pour alerter les auteurs de pratiques qui ne se font pas : on ne paie jamais un intermédiaire avant signature d'un contrat.
C'est vrai que notre hébergeur est très frileux : il a peur d'avoir des ennuis, il a donc préféré fermer mon blog... La pression, le chantage, les menaces, voilà ce qui nous gouverne !
Commentaire n° 39 posté par Anne-Sophie le 06/10/2007 à 09h33
Tout cela est évidemment désolant, pitoyable, mais qui en sera fondamentalement surpris ? C'est le tour que prend notre société depuis quelques années déjà. Il n'est pas un champ de l'activité et de la liberté humaines qui ne se trouve grignoté. C'est l'ère du soupçon, de la sécurité comme valeur cardinale, des paranoias, et bien entendu de la suprématie concurrentielle. Je redoute le moment où le formalisme, nécessaire, de la démocratie, ne la transforme un jour en démocratie formelle. Nous y courons, en tout cas. A bientôt - Marc
Commentaire n° 40 posté par Marc Villemain le 06/10/2007 à 10h09
J'y pense : pourquoi, en prenant évidemment toutes les précautions nécessaires, ne pas envisager quelque chose dans Le Magazine des Livre, en concertation avec l'ami Joseph Vebret ?
Commentaire n° 41 posté par Marc Villemain le 06/10/2007 à 10h10
Hop, j'ai ajouté votre fil RSS dans mon agrégateur grâce au billet de F. Bon… Il ne vous reste plus qu'à vous héberger ailleurs et sans liens un de ces quatre… Gros avantage, vous n'êtes plus dépendante de ce genre de gag…!
NB : conservez votre impertinence et votre bon sens…!
Commentaire n° 42 posté par Jean-Christophe le 06/10/2007 à 10h14
On ne peut plus donner son opinion sans être censuré alors ? courage...
Commentaire n° 43 posté par Gambadou le 06/10/2007 à 10h50
MArc

Il se peut en effet que j'en parle à Joseph mais de toutes façons, au Magazine ou ailleurs, je ne compte pas laisser tomber. PAs pour cette agence, mais pour tous ces procédés. Certains ont commencé à m'envoyer par mail des infos sur des trucs pas jolis jolis et lje les en remercie.
Commentaire n° 44 posté par Anne-Sophie le 06/10/2007 à 11h51
Jean-Christophe, je garde le cap !
Commentaire n° 45 posté par Anne-Sophie le 06/10/2007 à 11h53
Soutien aussi de ma part et sur mon blog.
Commentaire n° 46 posté par Thibault Malfoy le 06/10/2007 à 12h00
Merci Thibault !
Commentaire n° 47 posté par Anne-Sophie le 06/10/2007 à 13h26
Ce qui me scotche c'est qu'on puisse te menecer de poursuites en diffamation alors que tu ne fais que rapporter des FAITS et des PROPOS qui sont AVERES. Il doit être super à l'aise dans ses pompes le gars.

Et si tu l'avais rédigé pour la magazine des livres cette enquête il t'aurait dit quoi tu crois?
Commentaire n° 48 posté par Dahlia le 06/10/2007 à 13h29
Bonjour, mon plein soutien évidemment, plus un relais sur mon propre site, accompagné de quelques réflexions. Amicalement.
Commentaire n° 49 posté par jenbamin le 06/10/2007 à 13h41
Bonjour Dahlia,

tu rigoles,, cet agent a voulu porter plainte contre moi (bien sûr) et Le Magazine des Livres !!! Qaund je lui ai dit que ce journal n'avait ^pas de rapport avec ça, il m'a répondu que j'y collaborais ! Ah cette bonne blague ! Et pourquoi pas engager la responsabilité de l'Education nationale aussi pendant qu'on y est. C'est vrai je puis déforemer les esprits de mes chers petits !
Commentaire n° 50 posté par Anne-Sophie le 06/10/2007 à 14h00

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