Anne-Sophie Demonchy
Blog sur l'actualité littéraire
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Je ne voudrais pas me montrer rabat-joie mais les fautes d’orthographe dans les livres m’irritent au plus haut point. Bien sûr, je ne suis pas infaillible et il m’arrive (trop souvent, hélas) de ne pas me relire et de laisser quelques coquilles impardonnables sur mon blog. Mais lorsqu’il s’agit d’une publication papier, qui a fait l’objet de plusieurs lectures, je suis beaucoup moins indulgente. J’ai parlé plusieurs fois de ce problème avec des éditeurs et des auteurs et je me souviens notamment d’Emmanuelle Pagano qui m’assurait, que même après plusieurs relectures très attentives, il demeure toujours quelques fautes. Lisant constamment crayon en main, je ne peux m’empêcher de traquer la coquille. Que voulez-vous, ce doit être un réflexe de prof !
Les grandes maisons ont un correcteur chargé de relire les manuscrits puis les épreuves. Les petites n’ont pas toujours les moyens d’en payer un et le font elles-mêmes. Souvent, elles s’en sortent bien.
Il y a quelque temps, j’ai reçu un récit publié par une petite maison d’édition que je connais de nom uniquement. Je partais avec un a priori plutôt positif. La couverture n’est guère affriolante contrairement au choix de la typographie. L’auteur est un inconnu, il signe son deuxième roman, une sorte d’autobiographie sur son arrivée en France et les difficultés à s’intégrer.
C’est donc avec un certain enthousiasme que je me suis plongée dans cette lecture, crayon à la main. Hélas… dès la première page, mon attention s’est focalisée sur trois fautes énormes. Cela m’a aussitôt agacée. J’ai poursuivi la lecture mais la situation ne s’est guère arrangée. A la cinquième page, j’en ai recensé 7 ! Je ne lisais plus, je corrigeais… Très vite, et à regret, j’ai abandonné le livre.
Je trouve cette négligence terriblement néfaste non seulement pour l’auteur mais aussi pour l’image de la maison d’édition. Il s’agissait d’une œuvre littéraire, le lecteur potentiel aime donc les mots et s’attache à la syntaxe comme à l’orthographe. Se pénaliser pour un obstacle si facilement amendable, quel dommage !
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