Anne-Sophie Demonchy
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A l’occasion du téléfilm inspiré de Sous les vents de Neptune diffusé en deux parties vendredi dernier et ce soir sur France 2, Fred Vergas a répondu à une
interview très intéressante dans le Télérama du 6 février. Autant vous le dire tout de suite : j’aime beaucoup Fred Vargas, ses polars comme sa personnalité. Je l’ai "rencontrée" il
y a quelques années, quand j’étais stagiaire au Figaro littéraire, lors de l’anniversaire des 10 ans de la maison d’édition Viviane Hamy. Je n’ai certainement pas eu l’audace de lui dire
plus d’un mot au moment du cocktail, mais j’en garde un souvenir amusé.
A l’instar de nombreux auteurs à succès, Fred Vargas ne se considère pas comme un « écrivain ». D’ailleurs, elle a un rapport à l’écriture assez distancié : loin d’écrire tous les jours sinon régulièrement, elle écrit au gré de ses envies ou de ses impératifs. Avant d’être en disponibilité, elle se consacrait à ses bouquins uniquement pendant les vacances scolaires. D’ailleurs, elle considère l’écriture comme une « échappée ».
Selon elle, les « perpétuent la tradition des contes et des légendes. Ce sont des livres fondés sur l’inconscient collectif : des histoires dont nous avons besoin pour vivre (…). Après une série de fausses pistes, le héros va triompher. Nous sommes dans un processus de catharsis pour dénouer l’angoisse de la mort. C’est à cela que servent les contes et les romans policiers ». Je trouve que sa définition est très juste. Dès l’enfance, nous aimons parler de la mort, nous raconter des histoires pour la conjurer.
Je fais parfois lire ses livres à mes élèves, qu’ils soient en collège ou en lycée, en « lecture plaisir » et ça fonctionne toujours très bien parce qu’ils adhèrent à ces personnages, souvent en bande, déjantés ainsi qu’aux intrigues simples mais qui font durer le suspens jusqu’à la dernière page.
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