Lalettrine.com

Anne-Sophie Demonchy
Blog sur l'actualité littéraire

 

Mail : annesophiedemonchy[a]lalettrine.fr

Twitter : @asdemonchy

Mon CV : annesophiedemonchy.com

 

 

505 502 lecteurs et
219 livres chroniqués
depuis le 21 août 2006

follow-me-twitter.png

Recherche

Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 08:53

  
    Terrible nouvelle… En faisant ma revue de presse hebdomadaire hier soir, j’ai appris, grâce au journal La Croix la mort de Vincent de Swarte… Certains s’en sont déjà remis. En effet, ce romancier référence en ce qui concerne l’écriture d’expérience extrême est mort en avril dernier d’un cancer…

 

            Je veux donc lui rendre un hommage, un peu tardif. Deux romans sont particulièrement réussis : Pharricide et Requiem pour un sauvage.

 

            Pharricide est une sorte de roman noir, un thriller. Sous la forme d’un journal intime, le narrateur Geoffroy, est gardien de phare. Lui-même se décrit comme un être « gentil » mais « taciturne » et solitaire. Un jour, on lui propose de garder le phare de Cordouan, et c’est le coup de foudre : « [il a] l’impression  de devenir le phare, de [se] phariser ». Grâce à cette rencontre amoureuse, le narrateur retrouve sa passion passée : la taxidermie. Dès lors, il retrouve ses bistouris et comment à naturaliser un congre puis une écrevisse. Cette activité lui occupe tout son temps. ET puis soudain, on plonge dans l’horreur : le narrateur rencontre des touristes anglais, un couple qui voulait visiter le phare avant de se marier. Geoffroy veut alors expérimenter son art sur ces corps humains se proposant à lui… IL nous décrit alors avec force détails la façon dont il les a lavés puis vidés de leurs viscères. Les jours passent, quand un jour il fait la rencontre d’une belle rousse où pulsions de vie et de mort s’entremêlent étroitement : désir et violence, tendresse et cruauté, amour et sexe.

 

            C’est un roman cru, pénible, à la limite de la pornographie. Mais, grâce au choix du genre, le journal intime, V. de Swarte nous fait pénétrer dans le cerveau d’un être monstrueux, étrange et naïf.

 

            Voilà, c’est ce Vincent de Swarte-là que je vais regretter, non celui qui a rédigé comme une sorte de testament à ses enfants Journal d’un père, publié en septembre, où il retrace son quotidien auprès de Lou et Pablo.


Publié dans : La littérature en question
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Infos









logo-lettrine-negre-litteraire.jpg






Association amie

skyscraper-partage.gif

Syndication

  • Flux RSS des articles

Interview




Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés