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Anne Sophie Demonchy
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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 11:52
 

    Encore un roman qui ne m'a pas séduit... A croire que je le fais exprès, que je me place au-dessus des autres, au-dessus des auteurs, moi qui ne me contente que de lire des livres pour le critiquer ensuite. N'ai-je rien de mieux à faire ? Un hobbie, un sport, de la poterie voire du respassage au lieu de m'attaquer aux romans de la rentrée... Mais croyez-moi mon hobbie est la lecture et mon objectif n'est pas de casser les romans. Pourtant, il se trouve que j'ai fait quelques mauvais choix... Cette fois encore, j'ai été déçue d'un roman qui parassait pourtant prometteur : Mémoires de porc-épicd'Alain Mabanckou (aux éditions du Seuil). Le roman de cet universitaire, Verre Cassé (en 2005), remporta en effet un vif succès et obtenu trois prix littéraires. Ce  livre était donc attendu avec impatience...

Dans ce dernier roman, l'auteur parodie les légendes et récits africains. Ici, un porc-épic prend la parole et raconte ses mémoires. Le roman débute avec la mort de Kibandi, son maître. En effet, selon la légende, tout être humain possède un double animal. En général celui-ci est bon et loyal. Cependant, il existe également des doubles nuisibles chargés d'accomplir divers crimes pour leurs maîtres. C'est le cas de ce porc-épic. Celui-ci dût, au cours de l'existence de Kibandi accomplir moult crimes avec ses piquants pour venger son maître d'une injustice voire simplement d'une taquinerie. Le porc-épic raconte ainsi sa vie de meurtrier zélé au service d'un maître inconséquent.

D'emblée, le lecteur est surpris de ne trouver dans ce roman aucune majuscule en début de phrase ni de point de ponctuation. L'auteur a certainement voulu imiter le souffle des conteurs. De même, il utilise un langage courant voire familier pour retranscrire au mieux la parole orale. Comme dans tout conte africain, le narrateur a recours à de nombreux proverbes pour justifier ses gestes ou amorcer une réflexion : « à force d'espérer une condition meilleure, le crapaud s'est retrouvé sans queue pour l'éternité » ou bien « le poisso qui parade dans l'affluent ignore qu'il finira tôt ou tard comme poisson salé vendu au marché ». Malgré ces différents ingrédients réunis et qui aurait pu faire le charme de ce livre, la sauce ne prend pas... L'histoire tarde à commencer et s'étire en longeur; certains propos manquent de finesse. Je n'ai pas retrouvé l'enthousiasme que j'éprouve en lisant Hâmpaté Bâ ou Kourouma...

Publié dans : Non !
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