La Lettrine : le monde littéraire passé à la moulinette
Jeudi j’ai écouté avec beaucoup d’intérêt l’émission de France Culture « Tout arrive » sur les politiques du livre. L’invité était Benoît Yvert, directeur du Livre et de la Lecture au Ministère de la Culture.
L’entretien fut vraiment intéressant. Dans un premier temps, Benoît Yvert a retracé sa carrière : d’abord libraire, il rencontra notamment Dominique de Villepin qui cherchait un livre sur la Première République. Il collabora alors avec celui-ci à l’Institut de France et rédigea un dictionnaire des Affaires étrangères. Enfin, en août 2005, il fut promu directeur du Livre et de la Lecture par le Conseil des Ministres.
Dans une seconde partie, B. Yver est entré dans le vif du sujet : la Bibliothèque Nationale de France a un grand projet européen, numériser, légalement, les livres afin de contrer Google qui a annoncé en 2004, dans le cadre du projet Google Print, qu’il allait numériser plus de 15 millions de volumes provenant des bibliothèques des universités de Harvard, de Stanford, du Michigan, d’Oxford, ainsi que de la Bibliothèque publique de New York. L’objectif de la BNF est de mener une politique du livre en étroite concertation avec les éditeurs.
B. Yver est lucide, parfaitement conscient que le numérique va affecter l’économie du livre, au même titre que le cinéma ou la musique. Selon lui, les readers ont beaucoup évolué et offrent un meilleur confort de lecture que les précédents. Il ne veut pas se laisser déborder par les événements et veut donc anticiper les avancées technologiques.
Néanmoins la numérisation des livres va poser également des problèmes économiques. B. Yver souhaite labelliser les librairies indépendantes, affaiblies également par la vente de livres par serveur. Malgré tous ces changements, il ne veut remettre en question la loi Lang (de 1981) sur le prix unique du livre.
Cette émission fut vraiment intéressante car elle présentait un homme conscient des évolutions du monde actuel, capable d’entreprendre une politique réaliste sur les nouvelles technologies.
Ou a ce moment là, à quant les robots a la place des serveurs dans les bar-tabacs.
A quant les robots a la place des libraires qui nous pourvoient d'echanges littéraires sur un ouvrage et de conseils multiples de leurs propres preferences ?
A quant les poupées gonflables à la place de la femme ? ( car ces premieres ne peuvent pas offrir de caresses, de baiser et dire je t'aime - ha si avec un magnetophone ! )
Par contre ils pourront prendre des kilogs en restant chez eux s'abreuvant de culture virtuelle et de malbouffe elle bien realiste.
Tiens d'ailleurs je peux mettre une autre comparaison àla place de la poupée gonflable - la malbouffe virtuelle
c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet. Mais il arrive au livre exactement ce qui est arrivé à la presse: achètes-tu encore le journal? Tu sais, la majorité des journaux sont désormais en ligne... C'est la même chose avec les films : combien d'entre nous téléchargent des films au lieu d'aller au cinéma?
POur le moment, ce sont les manuels qui sont en ligne... Ca s'adresse donc aux étudiants et aux chercheurs...
Je comprends tes inquiétudes en ce qui concerne l'économie du livre mais Yver promet des aides fiscales et des labels pour aider les librairies indépendantes...
A bientôt et bon week end
Très intéressant ton blog ! Par contre, la petite pendule en bas de page est toujours à l'heure d'été ! Alors c'est bien de numériser le temps, mais à la longue, tu risques de mettre pas mal d'horloger sur la paille.... ;-)
Anne-so, as-tu le lien du blog de la fille qui te traite de "naïve" ?
@+++
Je dois t'avouer que je n'arrive pas à remettre ma pendule à l'heure !
A très bientôt !