Jusqu’à présent, je me tenais éloignée de Twitter. Vraiment, je n’en voyais pas l’utilité. Nombreux ont été ceux qui ont tenté de m’en convaincre, de m’assurer que Twitter annonçait la mort de Facebook. Mais je ne me résignais pas à tenter l’aventure. Et puis finalement, j’ai franchi le pas. Et je ne le regrette pas. Certes, je passe beaucoup (trop) de temps à lire les billets twittés, mais je fais de nombreuses découvertes. Il y en a une que je tiens absolument à vous faire découvrir : il s’agit des trésors de Gallica. Depuis 10 ans, la BNF numérise une bonne partie de son fonds, que l’on peut consulter librement. C’est extrêmement pratique, notamment pour les étudiants qui ne peuvent […]
Quel délice de lire Bulbul Sharma. Elle nous avait déjà régalé, il y a quelques années de cela, avec La Colère des aubergines, histoires indiennes agrémentées de recettes simples et traditionnelles. Elle revient en cette rentrée avec un nouveau recueil, Mangue amère (aux éditions Philippe Picquier) qui nous met encore une fois l’eau à la bouche. Avis aux gourmands et aux gourmandes : Bulbul Sharma sait agrémenter ses différentes histoires de piments et de saveurs acidulées. Huit femmes se retrouvent pour préparer le repas d’anniversaire des funérailles d’un certain Bharueai Jog. Tandis qu’elles lui mitonnent, en souvenir, ses mets favoris, chacune des cuisinières, prend tour à tour la […]
A priori, la Russie n’est pas un pays qui m’attire : je connais mal sa culture, ses paysages, ses traditions. Bref, c’est un pays qui m’est étranger. Pourtant, le Brésilien Bernardo Carvalho est parvenu à me passionner pour la Russie et ses conflits grâce à son merveilleux roman ‘Ta mère (aux éditions Métailié). Le roman s’attache à raconter le destin de mères brisé par celui de leurs fils morts ou blessés à la guerre. Celle qui oppose les Russes aux Tchétchènes. Une citation illustre parfaitement le cœur du sujet : « les mères ont davantage à voir avec les guerres qu’elle ne l’imaginent. C’est le contraire de ce que tout le monde pense. Il ne peut y avoir de guerre sans mères ». Elle […]
Comme vous le savez déjà, je suis attachée au style d’un roman. Un texte, même bien fichu, écrit platement me gonfle très rapidement. Aussi, quelle ne fut ma surprise en découvrant Le Joli Mois de mai d’Émilie de Turckheim aux éditions Héloïse d’Ormesson ! Je vous livre l’incipit : « Mon prénom, c’est Aimé. Comme quoi, ça veut rien dire. Vous allez voir, je sais pas raconter les histoires. On était tranquilles et voilà qu’on se croirait à l’automne. Le sale mois de novembre où les visiteurs louent les chambres du premier et se lèvent plus tôt que le soleil pour aller tirer du plomb dans les bêtes. Combien y sont les Parisiens ? » Et ainsi de suite. Le narrateur, unique, s’appelle donc […]
Pendant la rentrée littéraire, il n’est pas rare que certains journalistes se tournent vers les premiers romans, en quête de pépites… En revanche, les seconds romans attirent moins l’attention. Il y a bien sûr des exceptions, surtout quand le premier roman fut un carton. C’est le cas par exemple du nouvel opus, Le Sel, de Jean-Baptiste Del Amo, qui s’était fait remarquer à la rentrée 2008 avec une Éducation libertine. De mon côté, j’ai choisi de lire le second roman d’une jeune auteur prometteuse : Celia Levi. Les Insoumises était un roman épistolaire, échange entre deux amies radicalement opposées, l’une rêveuse et l’autre engagée… Toutes deux tentent de défendre leur position et de […]
Il y a deux ans, était paru aux éditions Le Dilettante un petit livre caustique : La Belle maison, histoire décalée d’un couple pauvre très heureux vivant en toute liberté dans la forêt, mais contrarié par la grande "générosité" du maire et des villageois. En cette rentrée, Franz Bartelt récidive avec une nouvelle extrêmement dérangeante mais tout aussi passionnante : Parures (aux éditions Atelier In8 dans la collection Polaroid). Le narrateur a 14 ans, il vit dans un HLM pourri d'une cité à l’abandon, auprès de sa mère, sans emploi, qui met un point d’honneur à habiller son fils comme "un prince". Mais, dans ce quartier où tout le monde a l’air pouilleux, il n’est pas de bon goût de […]
En tant que prof, j’ai quotidiennement l’occasion d’observer le comportement des filles à l’égard des garçons. Au collège, même si chacun reste dans son coin, je perçois parfaitement les jeux de regards, le manège qui se joue entre les uns et les autres. Certaines, pour séduire, mettent des tenues pas toujours au goût des adultes qui voient d’un mauvais œil ces débardeurs relevés au-dessus du nombril ou ces jeans taille basse, d’autres se veulent volontiers taquines voire provocatrices. Bref, toutes ont leurs propres stratégies pour tenter d’entrer en contact avec le garçon qui occupe toutes leurs pensées… Certaines sont si obnubilées par le sujet qu’il revient régulièrement dans les […]
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