Je ne suis pas une grande amatrice de polars pour la simple et bonne raison que la plupart du temps c’est l’intrigue qui est mise en avant au détriment de l’écriture. Très rapidement, même si je suis prise par l’histoire, je m’ennuie parce que le style est trop relâché.
C’est un peu le reproche que je ferai à Lilian Bathelot, l’auteur de La Théorie du K.O. L’idée de départ n’est pas très originale mais intéressante : un flic, Lopez, découvre les magouilles politiques de Sète et décide de les dénoncer dans la presse locale. Immédiatement, les politiques concernés se mettent en branle pour éliminer le commissaire et ses complices par n’importe quel moyen, pourvu que ce soit rapide et efficace et que les rumeurs cessent de s’ébruiter.
L’histoire est haletante, c’est vrai, on se laisse prendre par la cavale de Lopez et de ses amis. Bathelot dépeint ses personnages avec une certaine empathie si bien que le lecteur s’attache à eux et veut savoir s’ils vont parvenir à trouver une issue de secours. Mais, je n’ai pas été touchée par l’écriture privilégiant la rapidité des actions, leur enchaînement… De même, il n’y a pas de recherche dans la construction du roman, linéaire et si différents événements ayant peu de rapport au premier abord, se croisent, le lecteur comprend vite leurs enjeux et l’intrigue ne repose plus que sur cette course-poursuite entre Lopez et la police. En revanche, la fin du roman est surprenante, révoltante et laisse un goût amer.
La théorie du K.O. a déjà été publié en 2000 aux éditions Climats et réédité en mars 2008 chez Jigal.
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