Anne-Sophie Demonchy
Blog sur l'actualité littéraire
Mail : annesophiedemonchy[a]lalettrine.fr
Twitter : @asdemonchy
Mon CV : annesophiedemonchy.com
Ce matin, en consultant mes statistiques, une bonne nouvelle
m’attend : le nombre de visiteurs a explosé…
L’espace d’un instant, j’imagine que Wrath est derrière ce buzz. Hier, avec la mauvaise foi qu’on lui connaît bien, elle affirmait que les auteurs publiés dans la collection Exprim’ sont pistonnés par Antoine Dole et que moi-même n’étais pas innocente : « En attendant, la clique habituelle de blogueurs joue au traditionnel renvoi d'ascenseur. Si je comptais tous les posts dithyrambiques que La Lettrine a consacrés aux éditions Sarbacane, j'y passerais la nuit (cf 19 janvier 2009, 16 janvier 2009, 5 août 2008, 3 août 2008, interview de l'éditeur Tibo Bérard le 25 juillet 2008,...) Mais non non non, le copinage n'existe pas dans le milieu vertueux de l'édition... »
En fait, Wrath, vous n’êtes pas à l’origine de ce buzz mais je compte bien profiter de cet espace pour vous répondre en retour. Avant cela, je veux mettre fin au mystère : hier matin, Florence Ben Sadoun, l’auteur de La Fausse Veuve, était l’invitée de l’émission « C’est au programme » sur France 2. Un certain nombre de téléspectateurs a dû vouloir lire ce que l’on disait sur Internet de ce récit. Merci Google… On ne sait jamais, on peut devenir « copains » lui et moi…
A propos de copains et de copinage, revenons à vous, Wrath … Je souhaite revenir sur le sujet parce que précisément, je connais un peu le milieu de l’édition, m’en méfie beaucoup, ai quitté mon stage au Figaro il y a quelques années un peu écoeurée par ce qui s’y passait parfois… et me tiens plutôt sur mes gardes quand un éditeur ou un auteur vient vers moi, parce que je veux être libre d’écrire ce que je veux. C’est pourquoi, je ne réponds plus à l’offre de Babelio ou Chez les filles. Je n’ai pas envie de garantir que j’écrirai ou non un article. Si je n’ai rien à en dire, je n’ai pas envie de me contraindre.
D’autre part, vous affirmez que je jouerais au « traditionnel renvoi d’ascenseur » avec Tibo Bérard. Je ne comprends pas bien ce point de vue… Que dois-je attendre de cet éditeur ? Une publication dans sa collection ? Un poste de collaboratrice ? Ou bien de façon plus prosaïque des cadeaux, restos ?... Eh bien non, chère Wrath, je n’attends rien des éditeurs dont je trouve la démarche intéressante. Dois-je vous préciser au passage que je ne fréquente ni Tibo Bérard, ni aucun des auteurs publiés chez Sarbacane ?
Je me demande pourquoi vous ne m’avez pas accusé de défendre sans cesse les éditions Quidam, parce que s’il m’est arrivé à plusieurs reprises de critiquer, de façon plutôt positive (mais ce serait à nuancer… Je vous engage à relire mes billets sur Coffee et Gadji) les romans publiés chez Exprim’, que dire de ceux publiés par Quidam ? Or, contrairement à ce que vous croyez, cet éditeur est la personne la plus discrète que je connaisse. Je le croise, très rarement, à des rencontres avec ses auteurs. Il travaille seul, est passionné de littérature… Je n’attends rien de lui si ce n’est de publier de bons bouquins qui sortent des sentiers battus. Je ne vois pas pourquoi je me priverai de ce plaisir.
Vous savez, Wrath, depuis de longs mois, je suis comme vous, dans la zone. J’ai sympathisé avec des auteurs que j’apprécie, j’en croise quelques uns de loin en loin, suis heureuse de les retrouver car nous avons des discussions communes, un même goût pour les lettres et l’écriture. Mais jamais je ne me suis sentie obligée de faire un billet sur un de leurs livres. Il en est de même avec les éditeurs ou les attachées de presse. J’en connais certains, mais on ne se doit rien…
Je finirai mon petit laïus sur la critique… Vous me reprochez enfin, chère Wrath de ne pas faire de critique. Depuis quelques semaines, vous vous en prenez à Yann Moix qui ne saurait écrire des articles et devrait prendre exemple sur vous. Vous avez l’impression que le fait de déverser toute votre bile sur l’écran au sujet d’un bouquin relève de la critique. Rédiger un billet positif reviendrait pour vous à se montrer complaisant dans un but bien précis : attendre un « cadeau » en retour. La critique, ce n’est pas cela : c’est donner un point de vue de façon argumentée, sans rien attendre en retour, ni haine ni merci.
Voilà, chère Wrath… Je voulais que les choses soient bien claires entre vous et moi.
Et merci ! C'est tout ce qui me vient à l'esprit en lisant le billet d'Anne-Sophie à Wrath. Madame Demonchy et moi ne nous connaissons pas, et si un jour elle me lisait je n'attendrais rien d'autre de sa part que son honnêteté intellectuelle. Surtout ne changez rien... Dans le monde de l'édition, des médias et du business cela s'est fait si rare que c'en est plus rafraîchissant qu'une bonne bière à la sortie du désert.
Cordialement à vous, avec tout mon soutien pour votre indépendance.
Laurence Schwalm
Plus sérieusement, c'est vrai que c'est toujours pénible d'avoir à se justifier, et c'est dingue le nombre de billets que les blogueurs doivent écrire uniquement pour dissiper des "malentendus" avec d'autres blogueurs...
En l'occurrence, je crois que tu t'en sors plus que bien sur cet exercice délicat, Anne Sophie!
Et bien sûr, je n'attends bien de vous, sinon de trouver encore longtemps vos articles et chroniques.
Peut être le connaissez vous déjà. Sinon, j'ai l'impression qu'il pourrait vous plaire.
Après, je crois que les lecteurs connaissent assez ton travail et ton intégrité pour comprendre que des attaques sournoises de ce genre ne sont que des effets de jambes destinés à nourrir de pathétiques billets dont la vacuité saute aux yeux.
Et puis, même si tu fréquentais certains éditeurs ou auteurs mentionnés ci-dessus, quelle importance ? L'essentiel étant d'être clair avec soi-même.
Bref, continue et merci pour tes critiques que je lis toujours avec plaisir.
Anne Sophie, je pense qu'il y a un malentendu, je pense.
Moi, j'aime aller chez Wrath comme j'aime venir ici. Je vous fais confiance, j'aime vous lire, j'ai confiance en Wrath j'aime la lire ( sauf ses écritures-créations)
Donc, je suis venue vous exprimer ma sympathie...
à bientôt, V.
je ne connais pas cette maison mais compte bien la découvrir très vite. Je prends note !
De même il est tout aussi stupide de prétendre que les bourses du CNL sont accordées par copinage : à trois reprises j'en ai obtenu une, en envoyant mon dossier sans aucune recommandation et sans y connaître personne. Le livre que je publierai en avril a d'ailleurs été écrit grâce à l'une de ces bourses, car j'ai pu me retirer quelque temps de ma vie professionnelle pour écrire à plein temps. Il faut beaucoup de persévérance - c'est la clef de tout.
C'est dimanche, que ne ferions-nous pas pour un peu de répit.
La bulle de l’affront
Ils sont arrivés à la cime des marches pyramidales
Se sont hissé là-haut mais sans atteindre le graal
Des hommes sans âge ni âme à l’abri des regards
Et se croyant immortels ont appauvrir la volonté et l’art
giuseppeLe ciel avait beau pâlir les gronder à quoi bon !
Les tours d’ivoire attiraient d’habiles nouveaux escrocs
De futurs économistes des financiers aux longs crocs
A l’haleine Madoffienne chasseresse de gros pognon
Stock-options à la pelle pour les élites bonus à gogo
Il fallait déchiffrer les messages des traders des bobos
Dieu la crise fait rage les moralistes changent de camp
Quand finiront-ils de vendre leur âme au diable
Ô ne croyez surtout pas que tous soient détestables
Riches et banquiers sans cœur et hors du temps
Même s’ils font pleurer les sages et suicider des gens
Honnêtes qui ont cru à leurs scabreux tempéraments
Où est la bulle la bête visqueuse qui laisse tant de maux ?
Allez ouvrez vos cœurs on vous tendra nos mains nues
Sans détours sans remords et sans la haine qui tue
Banquier vous avez sans gêne cachés volés nos joyaux
22 janvier 2009
et pour l'une (et c'est mérité) et je le dis sans tentative de copinage ;-)
et pour l'autre dont on parle beaucoup…
Chacun sa méthode, mais ma préférence va vers La lettrine !
Le blog de Leo Sheer révèle une anecdote surprenante pour qui crache en permanence sur le "copinage" :
" [...] Elle (Wrath) avait rencontré, dans son exil à Londres, Natashka Moreau, l'auteur de l'excellent Royaume minuscule que nous avons publié en janvier 2007, [...]
Peu de temps après, Angie David, qui est l'éditrice de Natashka Moreau reçoit le message suivant : "Bonjour Angie. J'ai appris que vous étiez attentive à publier des premiers romans (par exemple, celui de Natashka Moreau). Peut-être mon roman, sur le thème de l'adolescence et du difficile passage à l'âge adulte, vous intéressera-t-il...Petit résumé: Axel et Cécile font de bonnes études, viennent de bons milieux, ont tout pour eux. Ils se sont connus à l'adolescence puis se sont peu à peu éloignés. Les amitiés meurent, les gens s'éloignent. Sauf qu'Axel ne l'accepte pas...Aimeriez-vous que je vous envoie une copie de mon manuscrit? Quelques mots sur moi: J'ai 25 ans, j'écris depuis maintenant trois ans. Mes nouvelles ont été publiées dans la revue Bordel et la revue des Ressources. Cordialement.L.M.J."
De fait je m'interroge... Si Lise-Marie Jaillant, Wrath pour les bloggeurs, avait effectivement été publiée par Angie David, comment aurait-elle appelé cela ??? Sachant qu'elle glisse le nom d'une "copine" pour se présenter auprès de cette éditrice ? C'est subtil mais tout de même, pour l'égérie de la lutte anti-copinage, je trouve cela... étrange.
je comprends ton point de vue (qui serait en fait celui de Wrath aussi) mais pour moi, il ne s'agit pas de copinage. Au cours d'une interview, une auteur demande à une autre qui la publie et tente d'approcher ainsi l'éditrice. Ce n'est pas à proprement parler du copinage puisque ces deux jeunes femmes n'ont pas tissé de liens d'amitié. Toutefois, dans le langage wrathien, il s'agirait bien de copinage... Mais nombreux ont été ceux qui lui ont prouvé qu'elle-même tentait par tous les moyens de placer ainsi ses manuscrits. Elle a tenté avec Antoine Dole, cette fameuse Natacha, et Thomas Clément qui a donné en main propre le manuscrit à Denis Bouchin. Je le sais : j'étais dans le bureau le jour où l'éditeur de Plon a reçu le texte via Internet...
Mais pour elle, je pense que ce type même de démarche est suffisant pour être taxé de "copinage"...
Je m'étonnais qu'une personne utilise les moyens qu'elle décrie. Je m'étonnais et je trouvais cela... comique qu'elle soit attrapée les doigts dans le pot de confiture :)
bises,
Rien que pour cette phrase, Anne Sophie, j'ai envie de t'embrasser.
Bravo à toi,
Angèle
En surfant, je viens de tomber sur le fameux manuscrit de Lise Marie Jaillant :
http://lisemariejaillantlemanuscrit.baywords.com/
Me dites pas que c'est parce que les éditeurs ont refusé cette pauvre daube qu'elle a sali tout le monde depuis 5 ans ??
Comme la boule qui enfle en se gavant de neige, le seul pseudo de Wrath fait s'empiler les messages au coin de ton article... Je trouve cela amusant au final. De mon côté, je feuillette en dilettante les blogs littéraires pour y piocher quelques pistes vers la nouveauté. A coup sûr, ce n'est pas chez la fille Jaillant que je dénicherai ma pépite : elle est grossière d'aveuglement, entre la haine, le déni perpétuel et sa copinophobie délirante. Son entêtement lui fait évidemment perdre tout crédit. Non, sans déconner, heureusement que la Lettrine tient le cap pour nous parler sereinement de mots, d'idées, de pages à déguster et de rêves à poursuivre. Ce mini-échauffement à l'égard de la Londonienne hérissée s'avère presque de trop, puisqu'il ne changera rien de rien, mais je te pardonne déjà en lorgnant vers tes dernières propositions de lecture. Merci, Anne Sophie, de poser ainsi les lampes à nos pieds : tes gestes valent bien plus que toutes les wratheries du siècle !