Jeudi dernier, Frédéric Ferney recevait sur le plateau du « Bateau livre » deux auteurs en marge de la mode et qui ont publié sur le tard : Sorj Shalandon et Sylvie Aymard. Le premier est journaliste reporter à Libération. Il vient de recevoir le prix Médicis pour son second roman, Une promesse (Grasset). La seconde a écrit son premier roman, Courir dans les bois sans désemparer (Maurice Nadeau).
J’aime beaucoup cette émission où journalistes et chroniqueurs ont vraiment lu les œuvres proposées, tout comme les invités. En tout cas, ce fut le cas ce jour-là : S. Aymard et S. Shalandon ont lu et apprécié mutuellement leur livre. L’auteur de La Promesse d’ailleurs avoue que lorsqu’on lui a expliqué le concept de l’émission - lire le roman de l’autre invité et donner ouvertement son point de vue - il trouvait l’idée « casse-gueule ». En lisant l’incipit de Courir dans les bois sans désemparer, il s’est dit que c’était mal parti. Et puis, il s’est laissé transporté par la lecture.
Comme chaque dimanche, Ferney réunit deux auteurs autour d’un même thème. Il s’agit de l’histoire de deux amours fous, d’univers hantés par des fantômes, de deuils surmontés.
Le roman de Sylvie Aymard commence par un deuil, celui de l’amant de la narratrice. Celle-ci décide de surmonter cette épreuve et poursuivre sa vie en cherchant la sérénité. Pour Shalandon, ce livre est une sorte de confidence que l’on murmure à l’oreille.
La Promesse est, selon Ferney, un roman « fragile comme les ailes d’un papillon ». C’est l’histoire d’un vieux couple qui s’aime toujours et cherche les moyens de repousser la mort. Ce roman se distingue par le fait qu’il n’a pas de « salauds, de cynisme ni de violence ». Shalandon est journaliste, le jour, il doit rapporter l’horreur du monde. La nuit, en revanche, il écrit.
Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire ces deux romans mais la prestation des deux auteurs ainsi que l’enthousiasme de Ferney m’ont donné envie de les découvrir.
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