Qu’est-ce qui pousse un jeune auteur français à s’intéresser au Grand Nord des années 20 ? Le goût pour l’aventure et les traversées à travers le désert arctique ? Une fascination pour le célèbre explorateur danois, Knud Rasmussen ou pour le film Nanouk l’Esquimau de Robert Flaherty ? Sans doute les trois à la fois… Dans son roman Je suis le chapeau (Rouergue éditions), Alex Cousseau met en scène deux enfants Inuits, Oukiok et Wanda, capables de surmonter tous les dangers pour rendre un chapeau au célèbre explorateur Knud Rasmussen. Leur père est mort, tué par un ours qui portait ce fameux chapeau. Pour eux, c’est un signe : Wanda, adolescente muette mais dotée de pouvoirs chamaniques, […]
Mexicali city blues est le troisième roman de la nouvelle collection de polars « ¾ ». L’auteur est encore Gabriel Trujillo Muñoz. C’est ce qu'on pourrait reprocher aux Allusifs : publier un seul et même auteur pour lancer une collection. On aimerait plus de diversité… Je crois savoir, de source sûre, qu’en automne paraîtra encore un roman de Gabriel Trujillo Muñoz mais qu’il sera suivi d’auteurs italiens, mexicains… Je les attends avec impatience car l’idée est intéressante : écrire des romans autour d’une intrigue policière, mais décrivant une société plus ou moins corrompue. On retrouve cette atmosphère délétère également présente dans les romans de Castellanos Moya, auteur publié […]
Parfois on se dit qu’il faut absolument lire tel ou tel livre, que si l’on continue à laisser filer ainsi le temps, cela n’aura plus de sens et puis l’on passera à autre chose parce que la rentrée littéraire approche à grand pas et que l’on est déjà submergé… L’Arbre d’ébène de Fadéla Hebbadj (éditions Buchet-Chastel) fait partie de ces romans parus en septembre dernier et dont on m’a dit le plus grand bien. Histoire d’un petit garçon, Nasser, arrivé clandestinement en France avec sa mère et apprenant à s’émanciper… L’Arbre d’ébène traite d’un sujet d’actualité : les sans-papiers et leur condition de vie en France… L’auteur utilise la voix d’un enfant de huit ans, Nasser, pour raconter […]
En novembre 2007, Léo Scheer suite à une polémique née sur Internet, mettant en cause le fait qu’il ne lisait ni ne publiait pas les livres reçus par la poste, a proposé aux auteurs de mettre en ligne leurs textes sur « M@nuscrits » sans apporter de corrections ou de modifications. L’objectif est donc de soumettre les manuscrits aux commentaires et au jugement des internautes. Si le texte proposé suscite des avis pertinents, positifs, il peut alors retenir l’attention de l’éditeur qui le publie dans sa collection papier, « M@nuscrits ». Cette collection, affirme Léo Scheer, « permet au livre et à la librairie d’accueillir, sur papier, ces nouvelles écritures venues de la blogosphère et […]
Surtout, ne vous laissez pas avoir par le style quelque peu convenu du premier récit de Grand ménage, de Victoria Horton car le recueil recèle quelques merveilles. Certes, l’écriture peut surprendre par son classicisme, mais elle est d’abord à l’image de ce que la narratrice transmet : les souvenirs d’enfance des années 1950, dans une école religieuse, à repasser les leçons latines, auprès d’une mère ultra-catholique, d’une grand-mère raciste à souhait, et à l’écart d’un père britannique aux antipodes des idées politiques de son ex épouse. Les différents récits se croisent mais se lisent de manière autonomes. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux ont d’abord été publiés dans la revue […]
Mieux vaut tard que jamais… Depuis 2003 l’éditrice Viviane Hamy met tout en œuvre pour faire découvrir l’œuvre d’un des auteurs hongrois les plus traduits dans le monde et quasi inconnu en France, Magda Szabó. Pour son premier coup d’essai, elle édite La Porte, qui obtient le prix Femina étranger. Forte de ce succès, elle continue en republiant un roman qui était déjà paru au Seuil dans les années 1960 mais qui n’avait alors pas trouvé son public : La Ballade d’Iza. C’est avec ce roman que je suis entrée dans l’univers de Magda Szabó. Depuis, j’ai lu L’Instant et Le Vieux Puits (publiés en même temps) mais je ne puis vous en dire plus car ils font l’objet d’un article à paraître […]
Non, je ne parle pas de moi mais d’un roman récemment paru dans la collection Exprim’. Si Coffee est un livre mélancolique, Aimez-moi maintenant est un pur moment de tendresse, un véritable petit bonbon qui se déguste sans modération. En découvrant le premier chapitre, j’avoue avoir eu quelques craintes : le narrateur a 10 ans, il est dans un foyer, accueilli par des familles de temps à autre et se fait régulièrement caressé par son éducateur. Ce genre d’histoires, s’il n’est pas abordé avec finesse, peut rapidement tomber dans le caricatural voire le grotesque. Mais j’ai très vite été rassurée car très vite, le narrateur quitte cet éducateur pour évoquer son enfance dans des familles […]
La littérature pour les ados, comme nous l’avons vu précédemment, est extrêmement riche et diversifiée. Elle propose un choix bien plus important que celui que j’avais adolescente (en gros, hormis Un Sac de billes, Mon ami Frédéric et autres récits sur la Seconde guerre mondiale, il n’y avait rien…). Je croyais, naïvement, que cette littérature ado se définissait, entre autres, par le fait que le narrateur a le même âge que le lecteur. C’est souvent le cas, du reste, mais ce n’est pas une généralité. J’en veux pour preuve les livres publiés aux éditions Thierry Magnier. La directrice de collections, Soazig Le Bail, justifie son choix ainsi : « en littérature jeunesse, je trouve que ça […]
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